"Le problème de la France, c'est qu'elle abrite trop de cigales et pas assez de fourmis"
extrait du livre "Pour une société de projets"
de Michel Godet,
Professeur au conservatoire National des arts et métiers
Titulaire de la chaire prospective industrielle
En bon adepte des arts martiaux particulièrement attentif aux obscurantismes pluriséculaires propres à notre civilisation européenne, je pars du principe que la paix sociale est intrinsèquement subordonnée à la notion de travail.
extrait du livre "Pour une société de projets"
de Michel Godet,
Professeur au conservatoire National des arts et métiers
Titulaire de la chaire prospective industrielle
En bon adepte des arts martiaux particulièrement attentif aux obscurantismes pluriséculaires propres à notre civilisation européenne, je pars du principe que la paix sociale est intrinsèquement subordonnée à la notion de travail.
Or, nous vivons encore à l'ère du capitalisme. De l'estimation subjective qui anime les places boursières dépendent des flux financiers qui, au final, déterminent de façon conjoncturelle le marché de l'emploi.
"quand les financiers s'enrhument ce sont les ouvriers qui toussent" Benabar."
En clair le capitalisme est une idéologie qui nous demande de placer notre foi dans un système qui, bien que très complexe, repose sur une boussole inhumaine et instable, pour ne pas dire DEMONIAQUE. L'appareil boursier est extrêment subjectif quelle que soit la confiance accordée par les puissants aux indicatifs boursiers.
Nous avons tous intérêt à penser que l'appareil boursier été inventé pour un temps donné et qu'il s'apprête à se positionner en retrait. "Toute chose a sa durée", m'a-t-on appris à l'école de commerce. C'est la courbe de vie du produit.
Le système boursier a pouvoir de paralyser les décisions liées à notre travail et à notre capacité de survivre.
Or, les places boursières ont-elles toujours existé? Je ne le crois pas. De même qu'elles sont nées, elles peuvent mourir. Quoiqu'il arrive l'être humain, lui, est fait pour leur survivre. Parce qu'au delà des intérêts convenus par une aristocratie devenue archaïque, il y a la passion, soutenue par la foi: le moteur suprême qui fait que le savoir-faire authentique et non plus subjectif, est protégé en quelque sorte par la vraie nature de la société, dès lors qu'il est associé au goût du service.
Quoi qu'en dise le président Sarkozy, au dessus de la société actuelle, il y a les marchés financiers, les sociétés multi-nationales et leur mode de fonctionnement très particulier et foncièrement impropre à la gent humaine. Je pense à ce principe qui consiste à morceler la responsabilité qui découle d'une décision de pilotage de l'entreprise. La décision n'est plus prise humainement parlant, elle est validée par un vote, celui des actionnaires. L'actionnaire réclame ses droits mais a le pouvoir ici de refuser d'assumer sa responsabilité, car celle-ci est diffuse. En bref, au sommet même de l'économie mondiale, on cultive les droits et l'on rejette les devoirs.
C'est l'acte décisionnel stratégique qui est endiablé depuis des lustres car l'homme est fait depuis tous temps pour répondre de ses actes.
La vision relative à l'économie participative, de son côté, incite le travailleur à exercer une responsabilité de chef d'entreprise en devenant un petit porteur de son entreprise. Il s'agit là cependant d'un défi culturel monumental. Endosser une responsabilité qui tend vers le macro-économique. Le chemin sera parsemé de bien des craintes et des abandons avant que cela ne se produise à grande échelle. Et si c'était la voie pourtant...
L'idéologie capitaliste telle que nous la connaissons prive les peuples d'une vision de paix et de vie harmonieuse.
S'il fallait cautionner à tout prix la continuité du capitalisme et de ses places boursières, ne serait-ce pas faire affront à la destinée de l'humanité qui a pour devoir de respecter le droit pour chacun de gagner sa vie par sa force de travail?
Là où il n'y a pas de vision, les gens périssent, c'est tout le drame de notre théâtre politique national.
Je ne puis m'empêcher de voir de mon côté le capitalisme comme une rampe de lancement d'un navire, le navire étant le commerce au-delà des frontières. Le commerce est une garantie de paix entre les Nations. Mais à présent que les liens commerciaux sont tissés, que ce navire du lien commercial est à flot, n'est-il pas temps de cesser de revenir à la rampe de mise à flot (la course à l'argent)?
J'espère de toutes mes forces que le vélo du commerce mondial parvienne à se débarrasser de ses petites roues.
Là où il n'y a pas de vision, les gens périssent, c'est tout le drame de notre théâtre politique national.
Je ne puis m'empêcher de voir de mon côté le capitalisme comme une rampe de lancement d'un navire, le navire étant le commerce au-delà des frontières. Le commerce est une garantie de paix entre les Nations. Mais à présent que les liens commerciaux sont tissés, que ce navire du lien commercial est à flot, n'est-il pas temps de cesser de revenir à la rampe de mise à flot (la course à l'argent)?
J'espère de toutes mes forces que le vélo du commerce mondial parvienne à se débarrasser de ses petites roues.
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