vendredi 29 août 2014

Vals - Fillon - Dupond-Aignan - la guerre des cougars

Cette rentrée de septembre 2014 sera donc placée sous le signe du cougar. Dans la culture amérindienne, les cougars sont les personnes en quête de leadership. 

Il n'est pas impromptu de penser que Manuel Valls a ouvert le bal. Et de continuer avec cette flamme ouvertement déclarée au monde de l'entreprise. Aveugles sont ceux qui refusent de le reconnaître en effet: le monde est une entreprise. Jamais assez je ne remercierais ce professeur de marketing expliquant à l'élève que j'étais à l'époque "tout est marché".  

Tout est marché soit, mais aussi tout est occasion de grandir spirituellement parlant sur les rails d'une certaine forme de détachement: c'est le merveilleux paradoxe de la vie.

Mais revenons à la vison dite mercatique des choses: c'est justement parce que tout est marché que la politique est moins l'art de promettre un avenir meilleur que de combiner postures personnelles et idéologie.

François Fillon dénonce l'art de la posture comme si cela suffisait à l'exempter de tout soupçon en la matière. C'est justement parce que je pense que Monsieur Fillon est l'un des meilleurs en vue que je me permets de rétablir la vérité: l'art de la posture est partout et il en sera toujours ainsi. Si ce n'était pas le cas, je ne serais pas autant engagé dans l'art de transmettre la science des arts martiaux au bénéfice de tous. 

François Fillon prétend que seule l'UMP sera en mesure de rivaliser le moment venu avec cette gauche dégingandée. 

Personnellement, en dépit de ce discours de grande et de très rare qualité qui nous a été offert, je préfère penser qu'un rebondissement de même nature que l'arrivée à l'Elysée de François Hollande peut encore surgir. 

Revenir à l'UMP après les dérapages du Sarkozysme, la gué-guerre des chefs, des élections violées de part et d'autre.....non vraiment, si les arguments présentés sont défendables, Il ne serait  pas convenable de choisir une direction que votre coeur réfute. "le coeur a ses raisons que la raison ignore".     

Sans doute aurons-nous en 2017 un duel de finaliste "Vals - Fillon" et au final de bien meilleures chances de voir le sommet de l'Etat préserver la maîtrise du destin de notre nation. Sans doute vaudra-t-il mieux une équipe filloniste que valsienne tant le positionnement de Manuel Vals joue du paradoxe et qu'il est voué à susciter l'incompréhension dans son jeu de postures face au clivage traditionnel gauche/droite.

Pour autant le combat de Nicolas Dupont-Aignan n'en demeure pas moins noble. Proposer une alternative devant le déclin de la politique européenne relève de l'action légitime. Certes, cela ressemble plus à un exercice de gymnastique d'esprit au premier abord qu'à une prise de conscience qui serait le produit de l'urgence, en déplaise aux ambitions les plus concernées.

Finalement, en dépit du fait qu'ils sont placés à des endroits différents, ces 3 là se ressemblent assez. 

Le plus mal placé est sans doute Manuel Vals, posté à un endroit utopique pour la politique qu'il veut mener. 

Le mieux placé pour rassembler et engager une véritable dynamique nationale est peut-être François Fillon. Son adresse dans l'art de combiner postures et idéologies est sans conteste. 

Pour ma part, j'avoue ma préférence pour celui que je considèrerais comme le plus courageux, question de parcours, pour avancer dans ma réflexion et susciter l'enthousiasme au sein de l'action citoyenne: Nicolas Dupont-Aignan.  Ne doutons pas que ce Monsieur a toutes les capacités de servir l'Etat au sein d'un Ministère approprié, celui de l'action citoyenne, par exemple !!!! Une politique alternative de l'Europe n'est pas un sujet à mettre sur la table 24 heures sur 24.

L'homme est fait pour vivre (entendre "servir") et non se préparer à vivre.

Faites vos jeux !!!



réaction DLR après l'apparition du nouveau Fillon


L'appel au peuple

  • Dominique Jamet
    Ils disent que tout le mal vient du coût du travail. Leurs prédécesseurs ne disaient pas autre chose. Ils disent que les salaires des Français sont trop élevés ! C’est ce que disaient aussi leurs prédécesseurs. Ils disent qu’il n’y a pas d’autre politique possible que leur politique, qui ne marche pas. C’est une absurdité, c’est un mensonge, et pourtant ils disent la vérité comme ceux qui étaient là avant eux.

    Car il est malheureusement exact qu’il n’y a pas d’autre politique possible dès l’instant que ceux qui ont la charge de la France la soumettent aux directives de la Commission de Bruxelles, aux diktats de la Banque centrale de Francfort, aux exigences de l’Allemagne.
    Quelle marge de manœuvre nos gouvernants pourraient-ils dès lors qu’ils ne maîtrisent pas leur budget, qu’ils ne contrôlent pas la monnaie, qu’ils ne protègent pas nos frontières ?


    La responsabilité de l’actuel président de la République est particulièrement engagée. Candidat, il avait promis la relance, la croissance, la justice sociale, la renégociation du dernier traité européen. Elu, il nous a apporté l’aggravation du chômage, la régression, la récession. Que dirait-on d’un concessionnaire d’automobiles qui nous a vendu une voiture neuve et qui nous livrerait une guimbarde hors d’usage ?

    Adepte fraîchement converti de la Macron-économie, François Hollande mène une politique d’austérité. Ce n’est pas sur cette ligne qu’il a été élu. Il n’en a pas reçu le mandat. Quand on n’a le soutien que de 17% des Français et qu’on prétend leur imposer un tournant politique, on est dans l’abus de pouvoir, on est dans l’illégitimité.

    La moindre probité exige que le président, puisqu’il est décidé à trahir les espoirs qu’il avait fait naître, sollicite l’aval des électeurs. Le moment est venu, au point où nous en sommes, de rendre la parole au peuple.

    Dominique Jamet
    Vice-président de Debout la République
     


jeudi 28 août 2014

Le nouveau Fillon

article Le Figaro

LE SCAN POLITIQUE - L'ancien premier ministre a marqué sa rentrée par un discours offensif devant son courant politique. Il souhaite distinguer la présidence de l'UMP de la primaire pour 2017.
 
 
«Sa rentrée est déjà plombée», s'amusaient dimanche dans le JDD les proches de Nicolas Sarkozy au sujet de François Fillon. Entre le remaniement, l'entrée en lice d'Alain Juppé et celle de Nicolas Sarkozy, attendue pour la première quinzaine de septembre, difficile d'occuper le devant de la scène médiatique pour l'ancien premier ministre. Devant ses partisans réunis à Rouez dans la Sarthe, il dégaine néanmoins un discours offensif et multiplie les tacles contre le gouvernement bien sûr, mais aussi contre l'ancien président de la République.

» Éviter de reproduire le scénario de 2012

«Notre pays vit des heures difficiles et notre parti aussi». A ceux qui attendent le retour de l'homme providentiel en la personne de Nicolas Sarkozy, François Fillon rappelle que les difficultés que subissent la France comme l'UMP sont avant tout le fruit de la défaite de l'ancien chef de l'État: «La victoire de François Hollande s'est construite autour d'un refus viscéral qui s'est étendu comme une traînée de poudre dans une large partie de l'électorat: je veux parler de l'antisarkozysme». Pour François Fillon, du passé comme des vieux champions, il faut faire désormais faire table rase: «Si l'opposition n'a pour seul moteur que (…) le goût de la revanche, elle n'ira pas très loin. L'échéance de 2017 ne doit pas se résumer à un duel de personnes, elle doit se nouer autour d'un vrai choix programmatique». «J'ai la conviction qu'il faut rompre avec les logiques du passé», lance-t-il encore devant les militants UMP.



Les 10 points forts du discours de François Fillon:
    
." Notre nation n'a plus les moyens d'être gouvernée au fil de l'eau. Il faut se préparer à agir rapidement, de façon professionnelle, en ciblant nos priorités. Aujourd'hui près d'une cinquantaine d'experts venus de tous les horizons participent (...) à l'élaboration du projet de Force Républicaine (...).


Commentaire blog rflexion citoyenne:
. Nous pouvons nous inspirer de cette réflexion pour remettre en cause certains comportements dans la politique locale. Un "maire par intérim" qui n'est pas en mesure de lire correctement le discours émanant du ministère de l'intérieur pour la commémoration du 8 mai, ce n'est pas un comportement professionnel. L'arbre qui cache la forêt...on ne peut attendre que l'exemple vienne d'en haut, même avec un discours très juste, personne n'est certain de passer au pouvoir....
 
. L'année va être chargée: (...) en avril dernier nous avons commencé par l'école, avec un projet GLOBAL, pour répondre à deux défis:
- celui de la transmission de savoirs fondamentaux, qui échappe à beaucoup trop d'enfants, qui poursuivent leur scolarité avec des lacunes rédhibitoires
- celui de la diversité des parcours avec un accent puissant mis sur l'apprentissage et les voies professionnalisantes.
(...) nous avons dit que nous voulions de véritables chefs d'établissement disposant d'un pouvoir hiérarchique sur les enseignants et les équipes qu'ils doivent animer, des directeurs d'établissement qui ont  peuvent choisir leur équipe.
Nous voulons mobiliser les équipes éducatives, responsabiliser les parents, ancrer nos collèges et nos lycées dans leur environnement économique. 

Education, formation, recherche; c'est pour moi le coeur du mal qui mine notre pays. C'est le nerf d'une société française plus responsable et plus créative.
(...) Que le pays des lumières (...) soit le pays de la sur-précaution plus que celui de la recherche et des percées scientifiques, c'est tout simplement indigne.


Commentaire blog rflexion citoyenne: 
D'accord, d'accord,le problème est compris et posé.  Mais il y a loin de la coupe aux lèvres...quel est le plan ? 



 Nous avons fait en juin nos propositions sur la compétitivité française.(...). La seule question qui vaille est la question suivante: est-ce que c'est utile à la France et est-ce que c'est utile aux Français.(...)....avec plus de 5 millions de personnes en chômage total ou partiel. Avec plus de 60 000 fermetures d entreprises l'année dernière. Avec un taux de pauvreté qui augmente depuis dix ans, avec un taux de croissance en prévision inférieur à 1 %, j'ai la conviction qu'il faut rompre avec les logiques du passé.


. Ceux qui pensent que c'est avec des rustines ou avec des postures que l'on va relancer la croissance et lutter contre le chômage de masse en répétant mille fois les mêmes mesures sont ou bien des conservateurs entêtés, ou pire que cela des roublards, des roublards qui n'osent pas aller aux élections en le disant.


 Note personnelle de l'auteur du blog: 
.... hé ben on a failli attendre. On y est. ça cogne !


 Contre eux, je choisis la logique du courage et de l'action: la France doit sortir des 35 heures. Il faut ramener la négociation du temps de travail vers les acteurs de terrain c'est à dore vers les entreprises. Face au mur de la complexité il faut refonder le code du travail sur ce qui relève des normes sociales fondamentales et renvoyer tout le reste à la négociation en entreprise. C'est une révolution que j'assume au nom de la certitude que le maquis actuel est tueur de croissance et d'emplois, au nom aussi d'une rénovation du dialogue social qui est aujourd'hui beaucoup trop hiérarchisé et stéréotypé (...)


 Note personnelle de l'auteur du blog: 
Toujours d'accord mais "la carte n'est pas le territoire"



 Nous devons aussi fortement baisser le coût du travail, en compensant cette réduction par une hausse de la TVA.

 Note personnelle de l'auteur du blog: 
Ouaips....hausse de TVA implique souvent hausse des prix...et c'est ça qui va soulager la misère ?


Par leur complexité, ni le pacte de responsabilité, ni le CICE ne sont suffisamment puissants pour replacer notre coût du travail au niveau des pays leaders de l'OCDE. Nous devons réformer notre marché de l'emploi parce qu'il vaut mieux plus de souplesse que toujours plus de chômage. Notre pays doit être la patrie des entrepreneurs et des investisseurs. Je veux dire qu'à cet égard je préfère voir ceux qui créent de la richesse rester en France plutôt que de les voir s'exiler ailleurs. 

C'est d'ailleurs tout le paradoxe du socialisme qui prétend ne pas aimer les riches et qui s'ingénie à taxer les plus fortement possible ceux qui réussissent sur notre territoire et qui en même temps, pour sauver notre industrie quémandent  l'appui d'insvestisseurs américains, qataris, allemands et autres fonds de pensions étrangers. 

 Note personnelle de l'auteur du blog: 
Si je comprends bien il manque ici un mot. Ce qui est ici dénoncé et expliqué, c'est du RAFISTOLAGE, n'est-ce pas ?


Notre économie a besoin de liberté bien plus que de socialisme.
 

 Note personnelle de l'auteur du blog: 
C'est possible, mais ça fait peur quand même.

 
Lorsqu'un pays croule sous les déficits, on ne propose pas une relance budégtaire à fonds perdus:
   
Note personnelle de l'auteur du blog:
Ce n'est peut-être pas aussi simple.

 


(...) il faut réactualiser nos acquis sociaux. C'est un immense travail.(...)

En proposant tout cela nous nous exposons à la critique de ceux qui pensent que la compétitivité est l'ennemi de l'emploi et le sérieux budgétaire l'adversaire de la solidarité.(...) c'est au nom de cette caricature absurde que (...) chaque année, des centaines de milliers de jeunes restent à la porte du marché de l'emploi, que chaque français porte désormais au-dessus de sa tête 30 000 euros de dette. En réalité la rupture que je propose est bien plus juste que toutes les postures de ceux qui parlent de patriotisme économique et de défense de notre modèle social sans jamais s'en donner les moyens. 

Ceux qui me dessinent sous les traits d'un idéologue n'ont rien compris à notre combat.

Avec vous je veux redresser la France et pour cela je ne me demande pas si les mesures qu'il faut prendre sont de droite ou de gaiche, si elles sont libérales ou interventionniste, mais simplement si elles sont nécessaires au pays. Gaulliste, j'agis avec les réalités et avec la certitude que l'intérêt national commande maintenant des choix forts.(...). 

Pendant longtemps j'ai pensé que notre nation pouvait avancer par ajustements successifs. Force est de constater que cette méthode n'a pas permis d'aborder de front nos handicaps structurels. (...)

Tout cela était utile, habile, tout cela s'explique pour des raisons politiques et conjoncturelles,  mais n'a pas permis de changer la donne. (...). 

Mes déplacements à l'étranger m'ont convaincu que l'Europe était en train de jouer une partie décisive de son histoire: le sursaut ou le déclin. Voilà la question qui doit guider notre volonté de nous réinventer.

Ce n'est pas la première fois que nous sommes face à cette équation vitale. En 1945 et en 1958 la France était à genou. le Général de Gaulle l'a redressée, avec des mesures claires et fortes. Hé bien nous en sommes là et c'est désormais à nous d' assumer le défi.

(...) le pays est lucide comme jamais, furieux de se voir trompé par des boniments, englué par un statu quo qui n'a que trop duré. (...). Tout l'enjeu consiste à orienter cette colère dans le bon sens.

(...). Il faut solder le passé. Tenir l'unité malgré les blessures et malgré les hauts de coeur. Il faut repartir de l'avant.

 La Tour Dupin écrivait:Les pays qui n'ont plus de légende sont condamnés à mourir de froid.

(...) Soyons des patriotes au coeur ardents et pas seulement des petits nationalistes.(...) Regardons l'avenir et défions-le !

Le progrès c'est l'engagement des forces de la vie, avec la conviction que l'histoire n'est jamais écrite. Ce n'est pas parce que la France et la vieille Europe sont concurrencées qu'elles ne sont pas capables de trouver une voie originale dans la mondialisation: la matière grise, le capital, la démographie, le lien social, la force d'une culture, l'influence diplomatique et militaire, voilà les critères qui distinguent les puissances. Aucun de ces critères ne manque aux 500 millions d'européens dès lors qu'ils pensent et qu'ils agissent comme une civilisation originale, qui doit être défendue et réorganisée politiquement.

(...) une société qui calcule tous les risques est une société qui n'avance plus.

Le progrès, depuis l'origine des temps est un combat intime à chacun d'entre nous, un combat entre l'atruisme et l'égoïsme, entre le courage et la démission. (...). Tout ne dépend pas du sommet. (...). Chaque citoyen est comptable de ses actes, de l'Etat.

La pays est taraudé par la peur et la défiance. (...). Ceux qui ne voient pas que la République est en train de se fissurer de l'intérieur sont aveugles. Il y a un besoin d'autorité.

(...). Nous devons dénoncer cette France mosaïque qui n'a plus sa colonne vertébrale qui a fait au cours des siècles sa grandeur et sa puissance.

(...). L'avenir est plus que jamais ouvert parce que tout est à construire et tout est à réinventer. 

(...) j'invite tous les Français qui n'ont pas peur à oser un vrai changement pour la France et pour la République.


 Note de l'auteur du blog: 
 Qui ne perçoit pas le bouillonnement du devoir derrière de telles paroles se trompe.