lundi 26 novembre 2012

Le problème de la France sur la table

Si j'étais François Fillon, j'agirais exactement comme lui, en supposant qu'il ait les moyens financiers de faire aboutir sa procédure.

Sa démarche judiciaire est sur le point de mettre sur la table le problème, déjà dénoncé comme tel par Nicolas Dupont Aignan : les ambitions personnelles paralysent le politique.

 Ces impatiences suscitent l'impatience, qui elle-même entraîne encourage à bafouer les valeurs de la République.

 La culture de le tricherie fissure l'espérance.

Lorsqu'un immeuble est devenu vétuste, il faut le faire imploser et rebâtir avec des règles qui permettent à tous d'espérer.

Il reste que le cadre national de la réflexion politique est négligé.


mercredi 21 novembre 2012

Sacré Kippling

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans un mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir
Alors tu seras un homme mon fils.

Rudyard Kippling.  


  

lundi 19 novembre 2012

Quand le temps donne raison à un individu contre un parti de 300 000 membres

2006 fut ma dernière année à l'UMP. Je dénonçais un manque de compétences et une prédisposition à la magouille dans l'entourage du leader sarthois, notre ancien premier ministre.

Six ans plus tard, je vois mes suppositions justifiées par un crise sans précédent.La haine et la tricherie sont de mise.  

J'espère pour lui que le capitaine que j'avais mis en garde à l'époque saura décrypter le message que je lui avais adressé à l'époque. C'est maintenant qu'il prend tout son sens. Pour ma part, aujourd'hui,  ce ne sont pas mes affaires.


vendredi 9 novembre 2012

Quelle école pour quelle société ?

Nous sommes tous plus ou moins  animés par le désir légitime de réussir notre vie tant il est vrai que les principales institutions et autres référents éducatifs nous encouragent dans ce sens:  l’école, les campagnes politiques de nos élus, nos parents, nos amis. Ce sens là ne présuppose-t-il pas au préalable  une construction sensée de la société? La société aurait-il un but essentiel? N’avez-vous pas vu côté cinéma le dernier Opus de la Saga des « Rocky »? C’est inscrit dans constitution des Etats-Unis. Le sens de la société, c’est « le droit pour chacun à la recherche du bonheur ». Quelqu’un à a dit, si  nous nous efforçons de faire le bien, c’est au moins pour donner un sens à la vie. Voilà un bien vaste programme qui n’est protégé en rien des malentendus et autres divergences plus ou moins conceptuelles.

Et pourtant, en cette soirée d’octobre 2012, nous étions une belle poignée de plusieurs dizaines à se regrouper à l’IUFM manceau pour réfléchir autour de ce bien vaillant questionnement: « quelle école pour quelle société ?  ».

N’est-ce pas là en effet le point de départ de toute forme de recherche du bonheur ?

L’école est le vaisseau universel qui permet à l’individu de se construire, se tracer un chemin et se donner le moyens le moment venu, de se faire le relai de l’existence humaine, assumant son rôle dans la chaîne de transmission.

Alors bien sûr, on aura pu suivre l’exposé assuré par ATD Quart monde ainsi que le semblant de débat qui s’en est suivi avec beaucoup d’intérêt. Il reste que tout aura été abordé de façon très technique, par des enseignants pour des enseignants. Ce n’était pas annoncé de la sorte dans la campagne de communication qui avait été faite autour de cette soirée. De surcroît, toute extrapolation d’envergure globale et humaniste a été retirée à cette soirée, le but de cette soirée, annonçait-on, n’étant pas de chercher à traiter la question de façon globale. Mais alors quelle était l’utilité d’une telle soirée lorsqu’on se situe en dehors du cadre enseignant? Observer le fonctionnement psychologique des enseignants devant le besoin de réforme. Je ne vois guère d’autre intérêt à ce phénomène « rencontre », et je vais dans un premier temps m’en contenter.

Arrive ensuite le moment où l’inspiration me saisit et m’amène à exprimer ma vision de l’école de la réussite de tous. « Quelle école pour quelle société?  ». Qu’il me soit permis de chercher à discourir efficacement sur le sujet.

Je veux d’abord rappeler ici tout ce que je dois à l’école: les savoirs fondamentaux d’une part mais aussi les formidables échanges enthousiastes  que j’ai pu avoir avec quelques professeurs et qui ont allumé en moi la flamme du bonheur d’apprendre, pour reprendre la formule chère à l’illustre journaliste François de Closet.

Car lorsque l’on a touché à ce bonheur là d’une part et que d’autre part l’on a compris que nos besoins de sécurité étaient liés à notre capacité de nous adapter aux changements du monde, comment ne pas œuvrer à la transmission de ces valeurs ?

L’abbé Pierre disait   « la culture représente un escabeau pour le défavorisé ». Toute la question devient alors : « comment faire pour amener les personnes les plus concernées à cette prise de conscience ? Quels modèles faut-il élaborer ? Quels arguments transitoires faut-il présenter et comment les enchaîner?   

Voici la clé de mon raisonnement. Le mode de réflexion des personnes qui veulent apporter de solutions ne fait-il pas partie du problème ?

Jacques Salomé, éminent psychologue reconnu dans le monde de l’entreprise a pour habitude de commencer ses conférences de la façon suivante: «  Nous sommes tous  des infirmes de la communication »  a-t-il l’habitude de dire.
Je crois pour ma part que nous sommes tous malencontreusement tentés de chercher à donner des exemples et des arguments alors que nous serions simplement plus utiles à rayonner de bonheur.

Dans son best-seller « comment se faire des amis », Dale Carnegie attire notre attention sur le fait que « ce  que l’on est parle plus haut que ce que l’on dit ». 
   
De son côté dans son livre « l’art du temps » Jean Louis Servan Schreiber nous enseigne que « l’ordre n’est pas le cloisonnement - c’est-à-dire l’appréhension non globale de la question - mais le dégagement des perspectives qui permettent de saisir l’ensemble. »

 N’est-il pas légitime dans ce cas de s’intéresser à ce que rayonnent les enseignants?  J’ai en mémoire les propos dans cet ancien surveillant de l’éducation Nationale qui me disait encore l’année dernière combien d’enseignants désabusés il avait pu rencontrer. Combien d’enseignants soporifiques n’ai-je pas rencontrés moi-même dans ma scolarité? Si l’enseignant ne croit pas à la réussite de l’élève, s’il est convainci que quoi que l’on fasse, la société va droit dans le mur, quel espoir de réussite peut-il insuffler?  Quelle ambition de changement  peut-il susciter ?

N’assiste-t-on pas aujourd’hui à des conférences sur le sujet de la réussite de l’école qui vous donnent le bourdon parce que les orateurs confondent la compassion active avec la pitié larmoyante?  Quels sont les garde-fous mis en place contre l’auto-flagellation mélancolique qui pourraient susciter plus d’intérêt dans le processus de changement sociétal ? Peu-on continuer dans la sphère-même de l’enseignement à confondre la notion de débat avec ce qui ne dépasse pas la succession de monologues plus ou moins audibles? Quel espoir peut-on accorder à une telle méthodologie ?   

Deux questions alors se dessinent conjointement:
.  1°) comment apprendre aux enseignants à rayonner de joie dans leur travail ? Une question chère à mon rôle de  clown Pipolo, un personnage que je serai ravi de voir entrer à l’école.
. 2°) Comment apprendre aux conférenciers à créer une dynamique de groupe vitalisant sur le sujet de l’école de la réussite pour tous? Une question chère à mon rôle d’animateur de soirées que je m’efforce de faire évoluer au fil des samedis.

Suis-je en position de proposer mes services pour répondre concrètement à ces deux questions ? Suis-je en face d’un groupe de personnes débarrassé de ses inhibitions contre-productives et qui serait disposé à m‘entendre? C’est là une question fondamentale pour la suite de mon investissement personnel sur la présente question.

Julien Cottereau est un artiste manceau remarqué. Il a reçu un Molière pour son spectacle de clown-mime.  Alors qu’il était encore un anonyme, il avait déclaré dans les années 90 à la télévision dans l’émission « Campus » animée par Guillaume Durand « pour réussir dans ce métier, il faut avoir la foi ». Il a appliqué ce conseil qui résonne encore en moi aujourd’hui. 

Mais de quelle foi faut-il parler lorsqu il s’agit du monde de l’enseignement ?

Personnellement, je crois entre autre à la foi des principes confucianistes qui sont beaucoup plus philosophiques que religieux et n’entament rien de l’esprit de la laïcité de notre école. Confucius place l’étude devant toute chose.
Et le goût de l’étude m’amène à poser le problème de la mondialisation de l’angoisser sociale sous forme d’équation.

L’école m’a enseigné de façon abusive que l’économie était une science qui ne répondait pas aux règles de l’équilibre chimique. Son équation est
Capital + Travail DONNE Capital.

Or, fort est de constater lorsqu’on s’est débarrassé des préjugés de l’éducation que ce précepte est une absurdité monumentale devant la question de l’être humain.

Il est tout à fait possible d’améliorer cette équation en la transcrivant de la façon suivante:

Capital + Travail + Culture  DONNE  Capital augmenté + Travail augmenté + Respect de l’environnement.

Cette équation est à mon sens l’impulsion culturelle fondamentale à grande échelle .

Anthony Robbins dans ses travaux sur le développement personnel nous rappelle que « là où il n’y a pas de vision, les gens périssent ».

En l‘occurence, on devrait dire ici: « là où il n’y a pas de vision universelle, les gens périssent. » quand l’équation fondamentale du capitalisme actuel est un encouragement à la loi de la jungle. Elle exacerbe la compétition en faisant abstraction de la loi morale universelle qui nous dit « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Je veux rejoindre ici l’idéal de l’illustre écrivain Aïvanov ou encore les propos d’un certain Jacques Chirac président alors,  lorsque ceux-ci  nous encouragent à travailler au développement de l’humanité toute entière.

La question devient alors: « Comment exploiter ce début de solution, cette équation ? »

L’école de commerce m’a appris que la culture était un facteur de développement économique, que le premier capital de l’entreprise est le capital humain. Le développement de la Culture appartient aux devoirs des comités d’entreprise et de l’école.

En conséquence, le rôle d’un lobby qui affiche haut et fort son intention de tempérer les ardeurs en matière de compétition n’est-il pas d’inflitrer ces deux types d’institution et de favoriser la diffusion de cette vision alter-mondialiste ?

Telle est ma conviction. 

Dans l’attente d’une réponse formelle des institutions concernées, je me tiens à la disposition de la Ligue de l’enseignement et de ATD Quart monde pour intervenir dans cette perspective de développement pour un monde nouveau.

David Bonnetier, animateur-artiste de spectacle  



Note adressée à :

Ligue de l’enseignement, antenne sarthoise, Le Mans

ATD quart Monde, antenne régionale de Rennes

Blog: «  rflexion-citoyenne.blogspot.com. »

dimanche 7 octobre 2012

ça vaut le détour

Un ancien ministre de droite qui salue le travail d'un ministre de gauche. François Barouin qui salue le ton de Manuel Valls, c'est peu commun. Le bon sens s'exprime prioritairement devant les clivages débilitants. Cela ne méritait-il pas d'être souligné ? Il arrive un moment où les jeux de rôles sont devenus stériles, c'est une bonne chose de le comprendre. A suivre.

vendredi 5 octobre 2012

une nouvelle ère économique

C'est une bonne chose de voir un président relativiser dans le cadre de son exercice, ne pas s'enfermer dans un programme hermétique. L'écueil du plan figé serait ou bien la bêtise d'un socialisme primaire, ou bien celle du clan des nantis qui s'accommodent parfaitement d'exploiter leurs congénères. 

Si la gauche porte une lourde responsabilité dans le marasme économique provoqué par la réforme des 35 heures de toute évidence, nous avons affaire à un homme qui réfléchit dans un souci d'adaptation. 

"François Hollande est l'homme qui va concilier tous les contraires", c'était le reproche de Nicolas Sarkozy. Personnellement je crois plus à l'esprit de conciliation qu'à celui de confrontation. Ainsi que le dit la publicité "la solidarité est une force". En revanche, le capitalisme est devenu par le biais de la spéculation financière une politique d'extermination humaine.
  
 Si vraiment le président actuel est un homme de conciliation, ne parviendra-t-il pas à poser les bases du néo-capitalisme ?

Le capitalisme est reconnu comme étant une doctrine économique basée sur la propriété privée des moyens de production et la liberté des marchés. En d'autre termes, il est basé sur la notion de liberté individuelle. 

Le socialisme de son côté est une doctrine basée sur la condamnation de la propriété privée des moyens de production et d'échange. 

De toute évidence chacune de ces deux doctrines est excessive. La propriété privée des moyens de production et d'échange ne peut être condamnée, cela reviendrait à nier la différence entre les hommes, elle-même source d'échange et de progrès social. 

Je pars du principe que l'actionnaire qui ne travaille pas dans l'entreprise dont il a les parts est un mauvais patron et que l'artisanat est source d'épanouissement.

A partir de là il devient facile de comprendre ce qu'il convient de réfréner et d'encourager. La grande difficulté, c'est de partir en campagne internationale pour rassembler les consciences et harmoniser le mouvement mondial sans quoi rien ne sera possible au service de l'intérêt général.  

 Dès lors que la toile de communication politique et privée est tendue, le monde se trouve face à l'alternative suivante : 
. encourager la voie du mensonge et du vampirisme économique que constitue le capitalisme tel que nous le connaissons. 
. suivre la voie de l'harmonisation et du renoncement au capitalisme effréné, ce qui revient à préserver le sens de la beauté intrinsèque des choses et du bonheur partagé. Au programme: décapitalisation du monde et désindustrialisation.

Jacques Chirac disait "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs". Ici on ne regarde pas ailleurs.



mercredi 26 septembre 2012

d'autres crises en sommeil

Qu'y a t-il de pire qu'une crise économique et sociale ? Une crise de surcroît politique générée par l'impossibilité d'un chef d'état de susciter la confiance. Cette confiance s'appuie de toute évidence sur des qualités d'orateur. Fort est de constater que notre président est meilleur orateur devant une foule délicate à conquérir que dans les autres circonstances, en témoigne son intervention devant la communauté internationale. Parce que l'un n'empêche pas pas l'autre mais surtout parce que l'un devrait impliquer l'autre, tout n'est pas perdu. 
 
L'inquiétude de ces jours-ci nous vient surtout de la question du droit de vote des étrangers vivant en France et issus de la zone euro. 

Il n'y pas si longtemps (en 2005) François Fillon parlait à juste titre de crise d'identité. Dans le même courrier qu'il adressait aux militants dont je faisais alors partie, il affirmait que la gauche avait un certain sens des responsabilités, celà en dépit du marasme économique provoqué par la réforme des 35 heures. Aujourd'hui je me demande si la gauche n'est pas sur le point de reproduire une bourde monumentale avec cette question du droit de vote des étrangers. Bien sûr la question figurait dans le programme. Pour ma part, bien que je sois contre une pareille mesure (j'estime que pour comprendre un pays il faut y être ancré par son vécu et un minimum de racines ) je préconiserais de consulter les votants actuels par voie de REFERENDUM. 

Une telle question est crucialement démocratique. 

     

mardi 11 septembre 2012

Le capitaine du titanic ? Pas si sûr. A suivre


J'ai suivi l'intervention du président Hollande dimanche soir. J'espère que ceux qui l'ont suivie n'avaient pas eue comme moi une journée chargée. Difficile à suivre le style oratoire du Monsieur, son phrasé haché me pose des problèmes d'attention.

Il devient alors tentant de rejeter la tâche inhérente au devoir d'écoute et de compréhension. A tête reposée, il faut bien admettre que le fond du discours n'est pas dénué de sens. J'ai revisionné la chose. Le plan est plutôt bien préparé et l'homme ne donne pas l'impression de se lamenter sur sa personne comme l'a fait son prédécesseur: 

. Rappeler la mission (fixer le cap et le rythme)
. Rappeler l'axe de communication (effort partagé),
. Evoquer un cap préalablement défini (une société plus dynamique, plus humaine, plus harmonieuse)


. décrire la stratégie des moyens:
         
              . à long terme: . contrôler la dette pour anticiper une hausse éventuelle des taux d'intérêt
              et attirer les investissements étrangers       
                                       . dissuader les heures supplémentaires dans les grandes entreprises pour inciter à   l'embauche.

              . à moyen terme: mettre l'accent sur le développement de trois ministères
                                    . l'école: je suis d'accord, le chantier est de taille
                                    . la sécurité: je suis d'accord, les frustrations massives engendrées par la crise occasionnent un recrudescence de la délinquence
                                    . la justice: compte tenu du rythme des procédures et de notre héritage en erreurs judiciaires, comment ne pas être d'accord



               . à court terme: l'intervention pédagogique - des corrections ici sont peut-être souhaitables


L'intervention du président est mitigée. Elle n'est pas mauvaise à mon sens sur le fond, bien qu'elle puiss être considérée comme insuffisante.

 Ce qui est sûr, c'est que cette intervention n'est pas bonne du tout sur la forme sauf respect.
1°) Le langage gestuel est surjoué: il parasite l'explication de fond.
2°) le ton haché rend le discours très difficile à suivre et nous sommes tentés de juger ce que nous ne comprenons pas.            

Or, pour inspirer confiance, la forme du message compte pour plus de 80 %, le reste pour le fond.

IL Y A DONC UN VRAI PROBLEME de communication qui persiste.

Il est urgent que le Président puisse bénéficier d'un service de presse - internet qui ré-explique les choses avec des schémas dans une vidéo, qu'il embrasse la culture du journalisme pédagogique si ce n'est déjà fait, une vidéo consultable sur le site de la Présidence de la République.

les  bémols: 
. Je ne comprends pas pourquoi le président Hollande continue de considérer le mot "collaborateur" comme une insulte. Ce n'est une insulte que dans un contexte particulier. Il se discrédite en agissant de la sorte.   

. La formation professionnelle et la préservation de l'environnement sont les grandes oubliées de cette présentation :
Il est dommage que l'action pour le Ministère du travail et de la formation professionnelle n'ait pas été mise en avant. De même aucune explication n'a été donnée sur le nouveau "machin", le Ministère du redressement productif. En quoi consiste son innovation ? Le discours avançant des mesures protectionnistes reste flou. 

Rien non plus sur l'intention écologique qui pourrait se retrouver à moindre coût dans une démarche de formation à l'écologie relationnelle. Quid pour l'accompagnement à la diversification des talents, la démultiplication des formations et stages de révision. . la fausse "grande idée": faire en sorte qu'un sénior transmette tout son savoir à un jeune est une utopie. Le savoir peut croître en s'appuyant à 50 % sur la transmission et la notion de partage. Les 50 autres % proviennent d'une volonté de conquérir ce savoir. Par ailleurs le fossé intergénérationnel ne peut que rendre très difficile cette tâche. Il est des choses que l'on peut susciter mais pas imposer. Il s'agit là du coeur du sujet. L'analyse de la situation paraît ici superficielle.

. A la base du subjectif pour s'en sortir: 
L'abbé Pierre disait  "Ce qui était impensable hier est réalisable aujourd'hui". 

Le président lui-même a déclaré en substance  récemment, il n' a pas été démontré qu'en faisant redescendre une demande par la voie hiérarchique les choses pouvaient se régler d'elles-même."

Puisque la crise que nous vivons est subjective, alors analysons ce plan causal. N'est-il pas possible compenser la subjectivité négative des meneurs par une subjectivité positive chez les suiveurs ? Comment ?  La formation, toujours et encore avec enthousiasme, réenchanter le rêve français.

Encourager la polyvalence potentielle des salariés (une autre manière d'encourager la croissance sociale) avant d'encourager les entreprises à investir.

Tempérer toujours plus l'héritage du taylorisme qui ne convient peut-être  plus aussi bien à notre société.
Une idée pour lutter contre les délocalisations: changer la méthode au lieu de déménager.

Surtout marteler le concept de la main invisible de Keynes.  

ON N'APPREND JAMAIS POUR RIEN.


Conclusion :

Quelle que soit notre sensibilité, à partir du moment où l'action présidentielle témoigne d'une VISION cohérente au service de tous, bien que grossière à certains endroits:   NOTRE DEVOIR EST DE CONTINUER A ESPERER

Les choses pourront peut-être se peaufiner avec le temps, ainsi qu'il le laisse entendre. 
          








vendredi 31 août 2012

Discours de la foire de Chalons

Le général de Gaulle disait "je ne suis ni à gauche ni à droite, je suis pour la France". ça me va bien.

Il faut reconnaître ici que le discours de François Hollande n'est pas une réussite.

D'abord sur la forme, le président n'a pas été bon :
. silhouette instable
. voix instable et trop aigue (il faisait mieux avant l'été)

. articulation timide
. regard trop réceptif alors qu'il devrait être ici émetteur (trop de yin, pas assez de yang) 

Ensuite  sur le fond, le vocabulaire fut trop léger pour servir de fondation.  C'est un discours de préparation à un autre discours qui, lui,  pourrait être fondateur, prononcé avant janvier .

Il est extrêmement urgent que notre président de la République revoie son système de soutien et surtout qu'il soit coaché au plan de la com, sans quoi il n'enverra pas au peuple les impulsions qu'on est en droit d'attendre de lui.

Sauf erreur de ma part, il est suffisamment humble pour transformer l'essai, sera-t-il bien soutenu ? C'est toute la question ....affaire à suivre !   

dimanche 5 août 2012

Rien à craindre ?

La vie est avant tout une expérience. Je ne sais plus qui disait "appuyez-vous sur les principes, ils finiront bien par céder".

Qui donc donc, vous-même ou les principes ? Tout dépend du rapport de force. Une chose est sûre, vous devez vous inscrire dans le sens de la vie et ménager vos proches à moins d'être entêtés. 

Suis-je entêté? Tenace, je crois. Obstiné, je ne pense pas. Tâchons de ne pas oublier l'étoile qui nous guide malgré nos problèmes d'escalade. Quoi qu'il arrive, il n'y a pas à regretter de tester par soi-même pour comprendre quand l'expérience des autres vous paraît un peu floue. Si c'est pour tout le monde que l'on agit, si l'intention et bonne, l'enfer peut pointer malgré tout, mais l'espoir est plus grand d'en sortir.

Mon attachement à la liberté d'expression, à la tolérance en haut lieu est malmené. J'ai peur pour mes concitoyens et rassemble mes forces pour moi. Je crois que mon idéal va me faire souffrir et qu'il faudra le déserter.   

samedi 4 août 2012

Quand les réponses viennent dans la nuit

J'ai souvenance d'une conférence de l'excellentissime Jacques Salomé. Ce grand Monsieur commençait son allocution de la sorte "Nous sommes tous des infirmes de la communication". De même ne pouvons-nous  pas affirmer...."nous sommes tous des infirmes de la réflexion, de l'introspection" ?

Chaque difficulté majeure rencontrée à l'extérieur de notre "carte du monde" nous renvoie à un recoin de notre obscurité personnelle. Et je m'aperçois que je cultive un défaut que j'ai tant reproché à un tiers. Il faut se rendre à l'évidence, il est difficile pour une personne seule d'éxécuter une démarche rituelle suffisante qui la protègera de l'erreur d'aiguillage. L'heure est à la mise au point personnelle autant qu'au sens de la réserve. Il ne peut y avoir de noblesse d'esprit sans cela.

De la rencontre et du débat d'idée naît la restructuration personnelle, celle-là même qui dépasse le sentiment de révolte facile. Ces jours-ci m'ont apporté du miel. Qu'étais-je venu chercher sinon un sentiment d'accompagnement dans mon évolution personnelle ? 

Mon Dieu, je m'aperçois qu'il m'est encore  difficile d'admettre que je me suis figé sur un angle de vue restrictif, abandonné  à un sentiment de solitude mal vécue. Sans trop savoir où je vais je mets un pied devant l'autre, soutenu par la ferme conviction que mon devoir est de servir à tous.


Je médite la sentence de Gandhi 

"je dois être le changement que je souhaite voir dans le monde".

 Et si c'était une conclusion pour chacun de nous....? Le premier endroit où je dois combattre la suffisance est à l'intérieur de moi-même.

 
 

La fin d'une réflexion ?

La rumeur courait déjà depuis plusieurs semaines, je fais l'objet d'un contrôle par le guichet unique du spectacle occasionnel et déjà ça sent l'entourloupe. Depuis 2005 je ne crois plus du tout en la justice de mon pays, elle est instrumentalisée par des personnes qui n'ont pas le courage de reconnaître leurs erreurs: ils ajoutent du mal au mal pour mieux fuit leurs responsabilités devant le besoin de transparence de la société. Se mettre à l'écoute de ce besoin,  autant que de son besoin contraire. Là est le bien. Statuer clairement sur son positionnement pour un marché équitable: là surtout est le  bien.

Je continue de croire qu'un projet de société ne peut fonctionner sans un minimum de loyauté citoyenne et en misant sur une stratégie d'acculturation populaire. Je continue de croire qu'il faut porter ce message et j'userais jusqu'à mon dernier souffle pour ce message. 

jeudi 26 juillet 2012

Médecine générale et crise économique

La médecine générale pourrait faire partie
 des forces vives de notre économie.

Notre peuple subit de plein fouet une crise sociétale due au manque de réactions adaptées de nos politiciens pour adapter le fonctionnement de nos institutions à nos comportements dans le monde professionnel.  

L’affaire Peugeot (8000 salariés sur le carreau)  nous rappelle combien le capital humain français peine à rivaliser avec le capital humain international. Une solution durable dans la gestion d’une grande entreprise telle que PSA s’appuie toujours sur un repositionnement global et il serait irresponsable d’écarter d’un revers de main la question du coût du travail en France sous le prétexte qu‘une nouvelle stratégie Marketing vient d’être élaborée.

Cela se résumerait à un effet de manche, ainsi que le souligne le député Jacques MYARD.     

La solution consiste à prendre en considération le fait que le coût du travail est une question relative qui se définit à partir de la formation et du développement des ressources humaines.

Or d’après le principe Keynésien, l’économie est structuré par des pouvoirs. Un bon diagnostic parlerait d’une structure de pouvoir gérontocrate et signifiant une déficience culturelle qui l’empêche de prendre les mesures adéquates en temps et en heure. La mesure des 35 heures qui n’a que 10 ans et dont nous subissons encore les effets  en est un parfait exemple.

Le problème de l’emploi en France est aussi  lié au problème de la médecine générale qui  se donne à peine les moyens de diagnostiquer le syndrôme du « burn out » et qui détourne la souffrance humaine pour l’alourdir au lieu de poser les vrais problèmes.  
 
Le capital humain est le premier facteur d’entreprise. Il repose sur des notions d’éducation, de formation, de développement personnel et de système de communication.

Un bon système de communication au sein du système médical est un système qui pose un problème pathologique à partir d’une analyse qui inclut le quotidien professionnel et la dimension ergonomique. Un système médical qui occulte cette dimension n’est pas sérieux.

De plus un système médical qui laisserait toute liberté pour le médecin de pratiquer la manipulation mentale devant un syndrome de « burn out » avec un « discours de soutien » du genre  « vous avez besoin de votre traitement à cause de votre nature sensible, les choses fonctionnent sous l’emprise d’un déterminisme, je crois que vous faites une déprime » serait un système malhonnête.

Un système médical qui ferait du chantage à l’arrêt de travail avec un traitement aux anti-dépresseurs serait malhonnête. Tant que ces pratiques existeront, notre pays est condamné.

J’ai vécu personnellement ces moments en 1999. Ils ne sont pas le fruit d'une imagination  mias un témoignage.

 A aucun moment les médecins que j’ai rencontrés ont cherché à établir un lien entre les problèmes de décibels liés à mon travail et mes insomnies.

Pire, le suis tombé sur un médecin qui m’a incité à croire au déterminisme et à la voyance. Fort heureusement j’en ai rencontré d’autres (5 ans plus tard ) qui m’ont permis d’ouvrir les yeux sur l’escroquerie de leur confrère et fort heueusement j'ai continué à me cultiver. Mes livres m'ont bien aidé à me sauver la vie pour échapper à ce "criminel social".


Le rôle du médecin généraliste est de se mettre en situation d’identifer un « burn out » en posant des questions basiques sur l’exercice professionnel et d’être informé quant à l’existence des activités spécialisées dans le développent somatique.

Sans cet appui fondamental de la cellule familiale, les compétences humaines, le coût du travail en France resteront impraticables et les autres solutions constitueront des pistes à explorer tout en plongeant notre pays dans l’insuffisance.  

Il est nécessaire de mettre en place en France et à notre époque pour la médecine générale un protocole de soins adaptés face au syndrôme du « burn out »  (épuisement professionnel) s’inspirant du protocole mis en place pour la protection de l’enfance en Sarthe en 2010, soit un an après la remise de mon rapport aux
pouvoirs publics sur cette question.

En conséquence je vais solliciter mon député sur la question et vous tiendrait au courant sur ce blog des effets qui suivront la présente démarche. 

mardi 24 juillet 2012

Le karcher à la télé

Je fais connaissance avec la lâcheté. Ou bien une certaine forme de courage ? "Le courage n'est pas la témérité qui fait le héros d'un jour mais cette force qui permet au monde de vivre en paix". De deux maux il faut choisir le moindre. La lâcheté ou l'extermination.

Quoi que....je ne suis pas sûr d'être passé à côté de l'extermination.

Cette volonté de servir la collectivité, où m'emmène-telle?

Vel d'hiv, un peu de recul s'il vous plaît

Le président Hollande a tenu à présenter les excuses de la République aux juifs de France pour la rafle du Vélodrôme d'hiver. Claude Guéant n'est pas d'accord. Nicolas Dupont Aignan parle d'une lecture bancale de l'histoire. Fort est de constater que les contestations sont compréhensibles. Un président élu au suffrage universel a décidé de statuer moralement sur une période où l'administration était celle d'une république impériale et totalitaire. 

Le président de la République est totalement habilité pour parler au nom de la République. L'est-il aussi pour parler au nom du peuple de la nation qu'il représente. Rappelons qu'un peuple, c'est une population unie par une histoire commune.

Y a t-il ici moyen de savoir si le président a eu raison ou tort ?  Si et seulement s'il a agit selon sa conscience et s'il a choisi les mots justes sans confondre le peuple et la nation, alors je pense qu'il a eu raison.  Car il est bon d'attirer l'attention sur les insuffisances morales dont nous avons héritées (faut-il encore donner des exemples de lâcheté et d'égoïsme?).

C'est rassemblant le courage de regarder en face nos insuffisances que nous trouverons nos solutions pour affronter la pression économique et sociale qui se dessine dans cette période de crise.  Etre capable de risquer un buisson de confort pour une épine de courage fondateur. Est-ce autre chose, la République ?





 





   

mercredi 18 juillet 2012

Enfin

Je ne pense pas être de gauche (la voie est toujours au centre selon la pensée traditionnelle chinoise que j'affectionne tant) mais tout de même.... Quel soulagement de se retrouver avec un président qui a compris le fondement même de sa fonction : le respect et le dialogue. J'ai le sentiment de revenir à cette époque où Jacques Chirac parlait si bien. C'était avant le referendum de 2005.

Certes, je tends le dos avec le programme de la gauche, même si l'abandon des heures supplémentaires semble être fondé. Une chose est sûre cependant, le président actuel a réussi sa prestation du 14 juillet.

Reste a espérer que l'événement sera plus complet l'année prochaine. J'ai trop mal à mon pays pour me taire.

jeudi 10 mai 2012

Le problème de Bayrou

Je crois que François Bayrou se l'est joué trop perso. Il a trop occulté le fait que gouverner était un travail d'équipe et a laissé planer le flou sur le changement institutionnel. La VIème République était un objet de campagne en 2007, cet objet de campagne a disparu en 2012 sans explication. Alors quand il dit "on va produire en France"....on se demande si c'est sérieux. Manque de continuité dans l'inconscient populaire.

Son programme, intéressant du reste, n'était pas assez fortement porté pour susciter un vote "pour". Le vote contre (Sarkozy) l'a emporté. Bayrou agit comme un homme seul, il se déplace seul, il parle seul, dommage pour un bon bougre......

le sarkozysme a posteriori

J'ai entendu dire par les militants que Nicolas Sarkozy avait été  un visionnaire au service de la France !!!!!!!!???????


Regardons les choses avec un minimum de sérieux:
 Quelqu'un qui mise sur l'augmenttion du temps de travail dans sa campagne ("travailler plus pour gagner plus") et qui se fait ensuite surprendre par une crise économique que les vrais visionnaires, eux, avaient envisagé depuis 2000 ans (voir le calendrier Maya) ou depuis une dizaine d'années de façon plus conventionnelle (voir Jacques Cheminade ou tout simplement mes correspondances avec l'Elysée et l'UMP dès 2005).

Nicolas Sarkozy parle de malchance ? Non mais et puis quoi encore. Il ne faut pas jouer à la roulette russe quand on vous dit qu'il y avait plus d'une balle dans le barillet (le crise était annoncée). Evidemment, quand on fait taire les porteurs de mauvaise nouvelles par des complots policiers et judiciaires....Nicolas Sarkozy a été très mal entouré. Sa défaite était calculée à intérieur-même de l'UMP....pour laisser la place aux autres.  

Nicolas Sarkozy a perdu à cause de son impétuosité: la première fois il  fait campagne sur l'excellence humaine et il n'a pas mis ses gestes en accord avec ses dires (problèmes de comportements). Il a même attaqué la culture de l'excuse dans sa seconde campagne, démontrant si cela était nécessaire, qu'il avait des progrès à faire en matière de discernement de l'art de motiver les troupes à l'échelle nationale.

Nicolas Sarkozy visionnaire ? Il a été sanctionné pour sa vision extrêmement binaire et simpliste de la marche du monde.  

Excusez-moi d'avoir un minimum de culture et d'expérience de vie ! Vous voulez du visionnaire ? La dernière lettre adressée à J.F.Coppé et publiée sur ce blog demande encore a être entendue et commentée à ce titre.

Ca me rappelle le temps où les journalistes affirmaient tous en choeur que Nicolas Sarkozy faisait de la pédagogie. Nicolas Sarkozy a des qualités (notamment une certaine forme de courage et la persévérance) mais certainement  pas celles du visionnaire (Bonjour les préjugés) ni celles de la pédagogie.   

Pour info: chez les hommes-médecine autochtones d'Amérique du Nord, la voie du visionnaire consiste à dire la VERITE, sans blâmer ni juger. Et si on regarde attentivement le débat de Hollande-Sarkozy, y a pas photo.

Concernant Hollande, difficile d'être aussi acerbe avec lui aujourd'hui, il n' a pas de bilan. Pour être sérieux  il faut attendre et ne pas verser le goût stérile de la polémique. Les mises en perspectives se feront de toute manière, foi de centriste.

mercredi 9 mai 2012

Un 8 mai singulier pour 2012

François Hollande et Nicolas Sarkozy ont vécu côte à côte la cérémonie commémorative de ce 8 mai. C'est une bonne chose après toutes les attaques d'ordre personnel qu'ils se sont lancées dans la campagne. L'idée du rassemblement qui pourra faire son chemin autour de ce nouveau président dont la vision de la présidence est celle dont nos concitoyens ont grandement besoin. Pour ce qui est du programme, beaucoup d'incertitudes planent dans ce contexte où tout est complexe.

C'est une bonne chose aussi que le président sortant ait affiché une noblesse d'attitude et le soir des résultats, et lors de la cérémonie du 8 mai.

Le travail de Nicolas Sarkozy ne manquera pas de trouver du sens après son passage, un sens économique et un sens social.    

Mais le temps est désormais à l'ouverture d'esprit et à la hauteur de vue qui permet la révolution culturelle que le monde entier attend et qui ne pourra s'appuyer que sur un souffle de gauche.

Alternance quand tu nous tiens.....

vendredi 20 avril 2012

Hollande ou Sarkozy ?

En réponse à mes réflexions j'ai reçu la synthèse du programme de Nicolas Sarkozy. programme ultra intéressant seulement voilà: Présider exige des talents personnels. Ce fameux talent qui consiste à s'adresser à tous les Français en même temps, que chacun s'y retrouve, ce talent qui reste proche de la langue de bois, qui consiste à concilier les contraires,  a une utilité : il ne résout pas les problèmes concrets mais il apaise les souffrances, il rend ses lettres de noblesse à  la voie du "vivre ensemble"  

Ce talent est typique de celui du président de la République, il témoigne d'une capacité à entendre toutes les souffrances, et Dieu sait si c'est important.

Nicolas Sarkozy ne possède pas ce talent: François Hollande semble l'avoir acquis.

Je pense qu'un bon centriste est quelqu'un qui va répartir son vote entre les présidentielles et les législatives: le scénario que j'affectionne: Hollande à l'Elysée et le centre droit qui effectue une percée aux législatives avec cohabitation à la clé.

Le problème de la droite n'est pas un problème de programme mais de rythme et de ton. 

mardi 3 avril 2012

Définition d'une politique culturelle d'Etat

Adressé à
Monsieur le Secrétaire Général de l’UMP
238 r Vaugirard
TSA 41557
75901 PARIS

Vos ref: JFC/JL/BR/VB

Objet: Enjeux et définition  d’une  politique culturelle d’Etat

Le 12 mars 2012,

Monsieur le Secrétaire Général de l’UMP,

Je viens de recevoir votre courrier en réponse à mes préoccupations quant au développement d’une politique culturelle adaptée aux enjeux des  années 2012 et suivantes.

A la lecture de ces documents qui ont retenu toute l’attention requise, je souhaite vous faire part de deux types de remarque: je voudrais d’abord faire ressortir l’INCONGRUENCE de ses aspects. Je voudrais ensuite attirer votre attention sur une certaine forme d’ INDIGENCE.

1°) Je vois dans votre présentation une politique citoyenne de la culture laissée entièrement au libre sentiment de chacun et basée sur une volonté d’exploitation essentiellement quantitative. Personnellement, face à une nation livrée à elle-même au plan culturel, je verrais plutôt une politique culturelle d’Etat (en laissant toute son intégrité à la liberté d’expression).

Définition: une politique culturelle d’Etat est pour moi un ensemble de mesures incitatives organisées autour de valeurs morales qui apportent de façon substantielle et tout en respectant le rythme de chacun une réponse totale à une problématique nationale posée de façon globale.  Une politique culturelle d’Etat n‘est pas une propagande dans le sens où elle s‘appuie sur le mode incitatif et non coercitif.

En 1995, Jacques Chirac, déclarait dans son livre - profession de foi - intitulé « la France pour tous »: EN DERNIER RECOURS tout est politique. M.Donnedieu de Vabre a parfaitement laissé entendre alors qu’il était Ministre de la Culture, que celle-ci avait un rôle important à jouer dans le moteur du rassemblement national. Je veux vous dire haut et fort aujourd’hui:  EN DERNIER RECOURS TOUT EST CULTUREL.  Je veux vous le dire haut et fort: il est important de saisir les  idées porteuses,  ne pas les laisser s’évanouir : qu’est-devenu le concept d’exception culturelle porté par le gouvernement Jospin ? Même question pour celui de la fracture sociale que le slogan actuel de la  France Forte pulvérise dès lors qu’il est dénué d’explications. Même question pour celui de la croissance sociale formulé par Dominique de Villepin. Je m’interroge sur l’évolution du lifting du slogan « travailler plus pour gagner plus » auquel je m’attendais naturellement et qui aurait pu devenir  « mieux s’investir pour mieux réagir » incarnant ainsi le changement dans la continuité, si cher à l‘esprit de responsabilité, enfonçant ainsi le clou de la maturation d‘un homme au service d‘une fonction ultra-complexe.  Pareille évolution linguistique ne permettrait-elle pas de la sorte d’aller plus loin en formulant des excuses à mots couverts, afin de stimuler et signifier dans les esprits cette force de l’autocritique pour les problèmes d’attitude relevés dans la sphère du pouvoir, afin relativiser officiellement et une fois pour toutes les enjeux qui gravitent autour du concept de l’hyperprésidence ? 

 Monsieur le secrétaire Général de l‘UMP, par votre précédent envoi, vous m’avez signifié combien la question économique était importante. Le fait que vous ne faites pas état de cette large vision des grands experts, portée par le cycle de Léon Kondratiev, n‘est-il pas la marque d‘un profond décalage culturel entre la politique proposée et le besoin national? La révolution économique actuellement en marche et qui nourrit vos pertinents espoirs placés en la révolution du numérique est celle du bien-être. Comment une politique responsable pourrait-elle sérieusement faire l’impasse sur cet aspect de la question?

Nous ne pouvons ignorer pour autant que le bien-être implique sa part de rêve et cette part de rêve implique sa part de la culture, cette part de la culture implique sa part de politique,   d’investissements éclairés et de répercussion sur l’éducation. Ces répercussions sur l’éducation doivent tenir compte du brassage culturel permis par la mondialisation et du réveil occidental face à la pensée orientale qui se montre au final plus incisive dans cette guerre économique, laquelle reste un moindre mal devant les spectres agités par les anti-mondialistes. 

Ces connexions semblent absentes du propos culturel émis par l‘UMP, comme si le point de vue de ce parti était prisonnier des archaïsmes structurels essentiellement cultivés par une volonté de privilèges immobiles et de désirs, certes individuels ou corporatistes, néanmoins appelés à être considérés sur le plan macro-économique et social comme des déterminations quasi-pathologiques. Ainsi qu’il l’a été vécu sous le miterrandisme, je crois que le politique a toujours le pouvoir sur l’homme de science. Néanmoins, les freins humains à la gestion de l’Etat ne doivent-ils pas être considérés avec un esprit de rigueur scientifique jusque dans ses applications au domaine culturel? La circonspection est une qualité qui ne doit pas faire défaut aux plus hautes  cellules de pouvoir. J’attire votre attention sur le fait que les supposées attitudes répondant aux dénonciations de l’opposition peuvent paraître comme essentiellement soutenues par une pensée bourgeoise, présomptueuse, obtuse, et dépassée parce que l’autocritique n’aurait pas été permise en temps et en heure et je m’interroge sur la façon dont ce problème de communication a pu être traité. 

Je veux vous dire, Monsieur le Secrétaire Général, que les excuses ne sont pas l’apanage des faibles, mais qu’ils sont au contraire la force du cœur et de l’esprit. 

En l’état actuel des choses, je considère la politique culturelle comme fatalement destinée à échouer au large d’un sens commun que nous devrions pourtant tous espérer. Elle ne fera que continuer à poursuivre une politique extrêmement partisane car pseudo-élitiste, malgré ses intentions, une politique qui s’exprime essentiellement sur les rails d’une volonté qui mise plus sur le réseau et le moindre effort que sur le sens de l’Homme, une politique plus basée sur les habitudes qui se fondent elles-mêmes plus sur l’esprit de copinage que de compétences, une politique renforcée de la fracture sociale, une politique du retour aux civilisations passées dont la nature peut expliquer les craintes de Monsieur le Député Letchimy dans ce malheureux épisode qui défraya la chronique d’un retour à la pensée unique.

Au cœur des ces turpitudes néanmoins je vois pointer une volonté latente de  sursaut, de prise de conscience devant le fait qu’il convient de succéder à une politique utopique d’égalité des chances par une politique de meilleure répartition des chances. Cette reformulation ne serait-elle pas garante de la lucidité espérée? Tel est le réalisme en mouvement pour une transformation équitable. Aussi convient-il à mon sens d’insuffler de la pensée martiale dans nos systèmes éducatif, culturel et paramédical. 

Il serait dommageable que votre intention de faire confiance aux parents ainsi qu’il est signifié dans les documents que vous m’avez fait parvenir,  ne soit qu’une ébauche de la réponse à fournir  à l’esprit de discorde qui fermente dans  les salles de cours, les cours de récréation, les cinémas du samedi soir , les salles des fêtes, les loges, les foyers.

Proverbe chinois: « lorsque le gouvernement est vertueux, les familles sont heureuses »

Dès lors que l’on occupe une place de premier choix pour saisir une vue d’ensemble et définir une politique culturelle d‘Etat qui n‘abandonne personne, est-il encore possible de reporter sa responsabilité d’innovateur politique sur le peuple?

« Notre destin dépend de l’effort éducatif que nous saurons fournir pour permettre à chacun de donner le meilleur de lui-même » (revue de l‘UMP). Je pense que  cela est aussi valable pour nos hommes de pouvoir : cet effort éducatif peut-il faire abstraction de l’objectif de M.Nicolas Sarkozy formulé en 2012, qui est l’excellence humaine? Cet effort éducatif peut-il faire abstraction de cet art de se ressaisir, de l’auto-conditionnement en provenance des Etats-Unis, qu’est la PNL?
 
 Si en renonçant à l’adhésion au confort de réseau d’une analyse à la fois cloisonnée et tronquée, vous conviendrez, Monsieur le Secrétaire Général avec une majorité présidentielle que c’est en se fiant à une ouverture culturelle, à une authentique connaissance de l’Homme, que l’on peut réussir à produire des atmosphères constructives, je crois que l’harmonie pourra s’établir progressivement  dans les classes, dans les familles et tout type de rassemblement en proie à l’hétérogénéité.

Donner le meilleur de soi-même, c’est ne pas gâcher la chance d’occuper  un poste d’observateur privilégié dans la société et c’est aussi TEMOIGNER malgré les risques. Est-il  souhaitable que le fait de s’en remettre essentiellement à la responsabilité des parents dans une société en pleine mutation économique et sociale  puisse  continuer à servir de borne artificielle au canal  politique? Ainsi qu’il l’a été signifié en son temps à Monsieur  le Premier Ministre actuel qui avait accusé bonne réception de cette observation (Etats Généraux de la Justice) les politiques sont les parents de la Nation, ils n’ont pas le droit de l’ignorer, l’accompagnement doit aussi être culturel et doit être signifié dans l’exemplarité des comportements au sommet de l‘Etat.     

D’autre part il ne pourrait être considéré comme sérieux d’occulter totalement le problème du harcèlement scolaire qui s’exerce auprès des élèves les plus effacés, en toute impunité. Comment pourrais-je aujourd’hui, alors que des études sérieuses ont été publiées sur un sujet que j‘ai vécu personnellement, vous laisser occulter cet aspect de la question? Comment pourrais-je vous laisser poursuivre cette politique de l’abandon, aujourd’hui rachetée à la suffisance de ces spots qui rejettent la responsabilité,  sans chercher à vous interpeller?

Par ailleurs les problèmes d’autoritarisme dans la cellule familiale ne méritent-ils pas autant de considération que les problèmes de laxisme?

Votre vision n’est pas fausse mais à mon sens grandement incomplète et cette inexactitude est telle qu’elle rend votre politique incompatible avec la devise sarkozyste  fondamentale « il n’y a pas de fatalité ». La formule était bonne. Les intentions, quant à elles, peuvent-elles se permettre de continuer à sembler tantôt confuses, tantôt opaques?
  
2°) Malgré l’éveil de la Chine et l’omniprésence des pays asiatiques sur le marché économique mondial, la présentation que vous me faites de la façon dont on promeut la culture française montre à quel point on continue d’opposer la culture occidentale à la culture orientale et je ne puis m’empêcher de penser qu’il s’agirait là d’une erreur persistante et gravissime.

Il ne serait pas raisonnable d’oublier d’observer nos adversaires dans ce qu’ils ont à la fois de plus intime et de plus redoutable: la pensée martiale. De ce fait, dans une vision appropriée de  la problématique française avec toutes les corrélations qu’elle présuppose dans le domaine culturel, il importe de prendre en considération les atouts incontestables que représentent cette pensée martiale, le talent supérieur du peuple asiatique. Ce serait une erreur de laisser penser en France que les atouts de ces peuples concurrents sur le marché de l’emploi résident essentiellement dans une culture du droit social déficiente alors que le simple fait de s’intéresser à leur approche de la médecine et de l’endurance nerveuse et mentale laisse apparaître des ressources humaines de masse  supérieures aux nôtres. Notre devoir est d’encourager ici à  l’imitation et à prendre les mesures de transformation culturelle qui s’imposent quant au véhicule éducatif de l’art martial. Il s’agirait ainsi d’apporter l’ébauche d’une solution générale et  durable pour traiter le problème du suicide sur le lieu de travail.

Les arts martiaux se sont développés sous nos contrées jusqu’à ce jour  de façon extrêmement tronquée, dans un esprit de compétition abusive qui délaisse bien souvent le devoir individuel de chacun à la prise en charge de soi-même. Bien des états généraux restent à organiser pour donner aux arts martiaux la reconnaissance qu‘ils méritent par leur aspect philosophique. Le chantier est certes vaste, mais aussi extrêmement  précieux  pour qui  en aurait saisi la portée. 

 Face à l’antagonisme culturel il convient de prendre la juste position. Il s’agit là de ne pas tomber dans l’écueil  d’un MODE DE REFLEXION ARCHAIQUE, qui demeurerait probant au sein de toute majorité présidentielle. Malgré cet écueil, des changements majeurs ont été effectués dans le mode de réflexion et de communication de la droite au plan départemental (la Sarthe) et laissent peut-être espérer une prise de conscience dans les cellules du pouvoir chargé d’agir au plan national. 

Toujours est-il qu’aujourd’hui le marasme psychologique et culturel dans lequel notre pays a été plongé au cours de ces dernières années ne relève pas d‘une erreur mais d‘un manquement au devoir d’écoute au sein même de l’UMP,  lié, et de façon certaine cette fois,  à un manque de compétences.

En insistant de la sorte sur l’importance des acquis relevant des premières années de scolarité, vous présentez comme savoirs fondamentaux les arts libéraux, prisonniers d’une pensée spéculative qui en oublie d’être efficace, une pensée formatée qui a trébuché et perdu la raison puisque négligé son devoir de la vision d’ensemble. Nos meilleures chances d’insuffler de la stabilité à la construction économique du monde ne sont-elles pas ailleurs? Le manque de liant entre les actions culturelles et économiques  peut rendre  un travail contraire à sa vocation. Il suffit d’être piètre pédagogue pour susciter les divisions et travailler au final contre sa nation, quand on ne travaille pas tout simplement contre son camp, contre ses meilleurs atouts. 

Tant que l’UMP ne reconnaîtra pas à sa tête qu’elle est prisonnière d’une logique de confrontation (les jeux de pression et d’absence de dialogue qui m’ont incité à quitter ce parti en 2006 en sont l’exemple parfait) elle ne sera pas disposée à mettre en place cette politique culturelle d’Etat.

 La montée de la violence dans nos sociétés est manifeste et le caractère très limité de la réponse de nos forces de l’ordre ne peut être ignoré plus longtemps,  quels que soient les supposés non-dits carriéristes. On ne peut pas raisonnablement appeler à la fois  aux responsabilités du peuple et miser sur un Etat Providence aux endroits où il est le plus démuni. Cette indigence reste un euphémisme dès lors que l’on fait l’impasse sur cet esprit de compétition foncièrement déplacé quant à la « quête » financière qui, selon mes sources,  serait confiée à nos forces de l’ordre. Une prime au résultat comptable qui prendrait ses aises au sein de cette institution « pivot » avec l‘esprit de vérité au bénéfice d‘un corporatisme complice avec la Justice serait catastrophique pour la cohésion sociale et imposerait à tout responsable authentique un devoir de dénonciation de la chose. Ce devoir moral n’est-il pas aujourd’hui négligé, pour ne pas dire rejeté?  

En conséquence, la pertinence d’insuffler un nouvel élan en matière d’éducation martiale à notre société serait double (facteur de développement culturel-économique  et social-politique).  

Notre pays serait livré aux mains d’un sens majeur de l’irresponsabilité s’il devait continuer à ignorer que c’est en puisant dans l’inépuisable que l’on se donne les meilleurs chances de mobiliser les attentions, les intérêts, les renoncements, les espoirs, les responsabilités…au service d’un sens commun,  en clair les ressources humaines qui demeurent le premier capital, tant d‘une entreprise que d‘une nation. Une exploitation combinée et massive des secteurs culturels et touristiques permettrait de cultiver pareil espoir en manifestant une volonté compréhensible par le peuple. Un tel accompagnement psychologique autour du numérique n‘est-il pas souhaitable?

En revanche, une exploitation combinée des préjugés et  des ambitions personnelles dans les grands partis politiques n’autoriserait dangereusement le refus en bloc de pareille perspective et de nourrir le doute absolu, d’approfondir la crise du politique dans le cœur des électeurs lors des prochains suffrages.

Quoiqu’il arrive, si comme l’a affirmé le Président de la République en fin d’année dernière, c’est par la culture que nous nous en sortirons, c’est par une politique d’acculturation (qui confère une vision d’ensemble aux arts libéraux) que l’espoir sera redonné au peuple: réconcilier la réussite collective avec la réussite individuelle, bien sûr mais quoi d’autre? Notre pays a besoin d’une politique de la persévérance, du rêve et du risque partagés, un axe de communication digne d’une authentique politique de rassemblement qui dépasse largement ce si précieux principe de sincérité qui consiste à s’accorder avec plus grand que soi, une politique qui garderait toute conscience des dangers d‘une méritocratie autoproclamée. Ce type de méritocratie (auto-proclamée) ne serait rien de plus qu’ un voile posé sur les ferments de la tyrannie, un verrou installé sur l’effet d’une politique de suffisance, un projet aveugle car démuni de cap ultime.

 Qu’est-ce que l’économique aujourd’hui sans le culturel, sinon un véhicule sans destination? Que pourrait bien  représenter pareil type de réflexion, quoi d’autre qu’un  bilan oublié de 1968 ?

La définition d’un tel axe de communication aurait pu, aurait peut-être dû même, surgir d’un débat correctement posé sur l’identité nationale dès lors que l’on eût accordé son attention à la dimension étatique et culturel plus qu’au caractère individuel et néanmoins passionné, surtout diviseur. L’identité nationale est un thème précieux dès lors qu’il consiste à considérer la France comme une personne avec des racines et des enjeux culturels.

Je veux vous dire, Monsieur le Secrétaire Général de l’UMP, que j’aurais aimé vous transmettre ces informations bien plus tôt, mais que la façon dont l’UMP a été dirigée à partir de 2005  en suivant son obsession de la victoire électorale  n’a pas permis le climat de confiance qui m’était nécessaire et que les pressions que j’ai rencontrées à titre personnel ne m’ont pas permis de vous inviter plus tôt à partager cette vision des choses. Le manque d’accessibilité des hauts pontifes dans un parti créé le malentendu, l’à peu près et engendre l’échec. Croyez bien que je ne cherche pas ici à me plaindre, juste à rendre des comptes et à servir des valeurs, notamment l’ESPRIT politique de SYNTHESE, cette volonté de  hauteur de vue qui assimile le fait que dans l’ordre naturel des choses, la dette est toujours morale avant d’être matérielle et que rien n’est fait pour la résorber à ce jour à partir de la (pour ne pas dire l’absence de) vision que vous avez bien voulu me présenter : les échanges avec l’UMP avant 2012 ont été pour ma part très infructueux sur le sujet.

Il serait bon que l’Etat Français parvienne à démontrer à ses citoyens qu’il  sait voir  l’arbre dans la graine, qu’il ne cherche pas à s’en débarrasser sous prétexte qu’elle n’offre pas l’étincelle immédiate de la culture Bling-Bling, que l’Elysée n’a pas cédé à la tentation de la société kleenex (je prends et je jette),  au mal consumériste dans tous ses excès. Voir l’arbre dans la graine en dénonçant les dangereux corollaires  de la finance ainsi que j’ai voulu le faire en 2005 (Que ma correspondance de l’époque avec l‘Elysée en témoigne) est une nécessité.

Il essentiel que la France ne donne pas l’image à l’étranger d’une armée de hauts techniciens sans général, sans vision globale d’ensemble, qu’elle se donne les moyens de faire jouer des qualités humaines authentiques pour superviser le travail de fond et lui donner sa dynamique populaire.

L’harmonie sociétale ne peut se fonder s’il n’y a pas en vue au dessus des masses populaires un discours juste et éclairé qui signifie le sens de l’Etat par delà les suffisances, dans ce qu’il a de plus culturel, de plus cohérent et d’universel.

Il ne serait pas souhaitable pour notre pays que le pouvoir cherche à dissimuler autant au peuple qu’à lui-même son manquement au devoir culturel ainsi qu’au prospectivisme économique et social qui en découle.

Je vous remercie de toute l’attention que vous aurez bien voulu accorder à ces réflexions présentées dans le souci intègre de favoriser l’harmonisation des rapports humains dans notre société nationale et au-delà. Attentif aux valeureux messages portés en leur temps par le Président Chirac, je crois que continuer à réfléchir est fructueux pour qui sait s’extraire du jeu des influences partisanes et vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire Général de l‘UMP, à l’expression de ma très distinguée considération.


Avec tous mes voeux de force éclairée
au service de tous nos concitoyens….

DB



Copie adressé à :
M.François Fillon , Premier Ministre, Hôtel de Matignon
M.Nicolas Sarkozy, Président de la République, Palais de l’Elysée

vendredi 24 février 2012

Le monde est en mouvement depuis toujours

La question du nationalisme m'a été présentée il y plus de 15 ans alors que j'effectuais mon service militaire. On ne nous apprenait pas encore à différencier patriotisme et nationalisme. C'est avec le temps que j'ai appris. Le patriotisme est une occasion permanente de s'oublier quelque peu au service d'une cause plus grande que soi-même, une cause qui prend ses racines dans l'histoire d'un peuple cohérent, une nation. Ces causes sont multiples, la cause d'envergure nationale a longtemps été la plus fiable, la plus stable, la plus cohérente.

Aujourd'hui cette cause d'envergure nationale demeure la plus importante pour ces gens qu'on appelle des souverainistes. Les souverainistes ne sont pas systématiquement des arriérés. Le souverainisme est à la base un mode de réflexion intelligent qui consiste à ne pas couper une nation de son histoire, de ses racines. Il à son rôle à jouer dans l'adminsitration des affaires relatives à la Sécurité intérieure, à l'Education, la santé, la recherche en Ressources humaines. Concernant les politiques de développement économique et social, je suis pour y mettre un bémol. A l'ère du troisième millénnaire, ce qui était lointain et pratiquement inexistant est devenu proche et omniprésent: je parle du fonctionnement mondial de l'activité humaine, économique et sociale.

Alors que tous les être humains sont animés par un sentiment de justice, de récompense de l'effort, la valeur qui peut réunir le monde entier est sans nul doute le travail. Cette notion de travail est sans nul doute liée à celle de la transformation,  du changement. Qui peut lutter contre le changement? A mon sens personne, nous sommes tous appelés à nous y adapter. Parfois nous sommes tentés de penser le contraire. A ces adeptes de la pensée bloquée les grandes religions ont proposé des dogmes. Elles inspirent les plus sages autant que les plus fanatiques, les plus déconnectés du monde réel. Personnellement j'ai un dogme, qui est le suivant.

"Exister pour un être conscient consiste à se changer, se mûrir, se compléter indéfiniment soi-même." 
 Bergson, Théorie de l'évolution créatrice. C'est en arrivant à accepter ce dogme que les hommes préseveront la société des plus grandes crises.   

Dès lors, il nous est possible d'accepter la mondialisation sans trop se creuser la tête autrement. Par ailleurs, je trouve intéressant l'acharnement avec lequel François Mitterrand s'est mis à défendre la vision de la construction européenne et surtout l'anti-nationalisme. Cet attachement, sans doute sa plus grande réussite, pièce maîtresse dans son incroyable combat contre la maladie au service d'un continent, au service du monde....cet épisode est son meilleur avocat contre son impuissance à susciter une approche analytique sérieuse face au chômage.

Le front national dénonce une société anti-démocrate. Il n'a pas tort d'être ainsi pédagogique. En revanche, il prône le retour au cadre national de la réflexion politique et là il est rétrograde, complètement dépassé. Au mieux, il permet aux regards les moins pointus de trouver du plaisir à râler en groupe. C'est toujours ça de gagné à court terme, ça soulage les ours mal léchés. Néanmoins, la vocation du front national n'est pas d'arriver aux affaires, à moins de prolonger la régression du citoyen de la France d'en bas.

"Que ceux qui cherchent conbtinuent de chercher...."     

jeudi 19 janvier 2012

la polémique sur le nazisme


NI DE DROITE NI DE GAUCHE MAIS ZUT !!!!!

Qu'on se le dise, j'aimerais être un homme de gauche, qui place sa fortune d'abord dans son coeur, l'amitié et le partage de l'information claire et précise. Mais je n'ai toujours pas digéré la réforme des 35 heures proposée sciemment par une gauche caviar en 2002 avec 20 ans de retard. Toutes ces conséquences en matière de délocalisation et pertes de nos ressources économiques, il est impossible que la gauche ne pût s'en douter à l'époque. Mme Martine Aubry, que faites-vous encore à la tête du P.S., comment est-il possible qu'on ait pu vous en ouvrir la voie? Cela fait dix ans que votre seule présence barre la route à des gens comme moi.  Etre de gauche, ne serait-ce pas aussi avoir un certain sens des responsabilités sur le plan macro-social et macro-économique?

 L'accord du 1er janvier 1993 rendait cette réforme plus qu'inutile, dangereuse : la gauche a spolié la France au début des années 2000, alors même que le président de Gauche François Mitterrand avait baissé les bras, comportement indigne d'un chef d'état.. La gauche a fait fuir les capitaux; c'était puéril, pire, stupide ou pire encore.... cupide et carriériste (c'est bon d'accéder au pouvoir) ,  de laisser croire que les chefs d'entreprise vireraient leur cutie dans les proportions attendues pour sauvegarder l'emploi. On peut bien les comprendre parfois, ces chefs d'entreprise;  devant les mécanismes d'assistanat développés sous le mitterrandisme.  La supercherie était visible et on en parle peu. On le devrait. La gauche doit présenter des excuses pour cela/ je ne vois pas comment elle pourrait prenDre sérieusement les commandes si les suffrages devaient faire basculer l'exécutif.  

EN REVANCHE....
Aujourd'hui, un homme de gauche, M.Letchimy,  fustige les stratégies de communication des gens de droite: il évoque le nazisme avec colère, il s'en prend aux actes, aux propos, au pouvoir de la parole tel qu'il fut utilisé dans les périodes sombres de l'hitlérisme. Non, le propos de cet homme n'est pas exagéré, sa réaction est à la hauteur des thèmes de campagne d'une droite mauvaise joueuse. Si le gouvernement à quitté l'hémicycle, c'est parce que des stratégies occultes usitées dans ses rangs ont été mises à jour et que dans ce cas là, rien de tel que de jouer les offusqués pour ne pas avoir à répondre dans une situation trop compliquée pour des gens ambitieux. 

Malgré cela je vais regarder la dernière partie des "hommes de l'ombre" mercredi prochain avec l'excellentissime Bruno Wolkovitch sur France 2, je vais même m'approprier cette réplique mise en avant dans la bande annonce, en pensant à la gauche comme à la droite je veux dire "c'est à gerber  !!!".  Je ne peux toutefois m'empêcher de dire que M.Letchimy a bien joué....il fallait bien une parole de sentinelle dans ce monde sans repères. 

vendredi 13 janvier 2012

les voeux de Dupont-Aignan

La vision de  Nicolas Dupont Aignan est le retour au franc. Je ne suis pas un spécialistes des valeurs monétaires mais il reste que je ne suis pas du genre à faire marche arrière. Et pourtant, cette anaphore qui consiste à comparer les pays de la zone euro à  une flotte de bateaux de pêcheparaît bien pertinente: dans la tourmente, chaque capitaine de navire doit retrouver une autonomie, on brise les chaînes qui servent à rester groupés quand on est dans le brouillard.

Bon point cependant sur l'économie participative où l'intérêt des petits porteurs ne sera pas plus le dividende que la sauvegarde de l'emploi: une sorte d'actonnariat-prolétariat. Mais alors il faudrait compter sur un véritable choc culturel, un sursaut de la responsabilité économique et sociétale......des pistes peut-être sont présentées plus bas.  

Pour extrapôler, je pense que Dupont-Aignan est vraiment black-listé des grands médias, je pense à laurent Ruquier qui m'a empêché de parler de NDA dans un sketch et qui ne se prive pas de lui casser du sucre sur le dos.



 Pour l'exemplarité des comportements , il présente une vision qui me convient. Voici le visuel de sa carte de bonne année.





mercredi 11 janvier 2012

L'avenir n'est pas si sombre

24 ans, cela fait 24 ans que je trouve l'environnement économique absurde. Il suffit d'avoir étudié la chimie en seconde. Ce qui est à gauche d'une équation, on doit le retrouver à droite. Mais ce qu'on applique en chimie ne trouve pas son écho en sciences dites économiques à ce jour.

Capital + Travail = Capital, 

telle est la devise du capitalisme qui le conduit inévitablement à sa crise.. 

Depuis quelques temps on parle de moraliser le capitalisme et de respecter l'environnement. 
 Il s'agit simplement de résoudre mathématiquement l'équation qui devient

Capital + travail + talent = Capital augmenté + Travail augmenté + respect de l'environnement

C'est l'équation de la croissance sociale.  

Une équation cependant qui ne peut être appliquée tant que nous vivons à l'ère de l'actionnariat divisant la responsabilité à l'infini des intérêts particuliers. Il appartient à tout les actionnaires de préserver le capital humain avant de chercher à faire fructifier les numéraires.

Les chose ne pourraient-elles pas changer plus vite si cette équation faisait l'objet d'étude au moment où l'on nous inculque la notion de capitalisme sur les bancs de l'école?

Mais auparavant, il pourrait être bon que l'on épingle un peu partout la grande devise du respect:"le respect est la base de tout". Enseigants bafoués de toutes parts qui deviennent bourreaux à leurs tours de victimes innocentes, et l'on accuse les parents alors qu'ils sont une cible improbable : c'est le principe de la confusion des  masses populaires  pour une stratégie de communication inexistante ou ridicule. Combien de fois ai(je vu, c'était il y a une vingtaine d'années déjà, des professeurs dépassés, presque insultés ou méprisants, directement insultants: "tu finiras comme ton père, ai-je entendu un jour, en prison! ".

Quel esprit de responsabilité !!! 

Revenons à présent à notre équation du capitalisme moral. N'appartient-il pas à un chef d'Etat d'organiser une campagne de sensibilisation de tous ces actionnaires pour joindre le geste à la promesse dans la lutte pour l'emploi? Notre société piétine sous le joug de ceux qui se pâment de leurs privilèges.

Citoyens du monde, remplissons notre devoir !

Dans une démocratie, nous sommes investis d'un devoir, celui de nous intéresser à l'harmonisation des rapports humains, celui de contribuer à la paix économique et sociale, seule garante de l'absence de guerres entre les peuples.

J'ai la chance d'avoir de bons amis, de belles conversations et surtout de bénéficier d'un régime particulièrement privilégié qui est celui de l'intermittence du spectacle. Tout droit étant un devoir sous  mes contrées, je vis depuis 10 ans grâce à ce système et je dois beaucoup à la collectivité, c'est pourquoi je fais l'effort d'observer, de m'instruire, de chercher et de proposer. Je lui dois de croire sans faillir qu'il lui est possible de tout miser sur le sens du travail et donc le droit au travail, je parle ici du droit pratique qui implique plus de devoirs auprès de ceux qui détiennent les ressources nécessaires à l'emploi.

Croyez bien que c'est par sens du devoir avant tout que je me prends la tête avec les questionnements  de mes voisins, mes amis, mes collaborateurs professionnels qu'ils soient considérés comme employeurs ou clients.

Je pense pouvoir exprimer ici de façon claire et pertinente des pistes de réflexion susceptibles d'oeuvrer au maintien des règles de bon usage dans notre société (non-violence).

Avez-vous vu le film "la traque des nazis?" Vous êtes-vous documentés sur la naissance du mal sur la scène de l'histoire? La cicatrice laissée par le nazisme, idéologie fille de l'eugénisme, est trop profonde dans les esprits pour que l'on s'autorise à laisser se reproduire les choses, même à moindre échelle, même de façon plus discrète.

Les leçons de la seconde guerre mondiale ont-elles été tirées par le monde des puissants. Qui sont ces gens, me direz-vous? Ne devrait-on pas parler ici de l'Agartha, ce supposé gouvernement mondial?

J'ai appris une chose essentielle en revenant à l'art du dessin au début des années 2000, c'est que sur un dessin, c'est l'invisible qui gouverne l'invisible et il en est de même dans l'apprentissage des arts martiaux, une autre de mes passions. Les lignes de forces sont invisibles au spectateur, mais elles sont l'essence même de la chose, comme les poutres et la charpente précèdent essentiellement la couverture du toit.

Aussi invisible soit-il, l'eugénisme gouverne une grande partie du monde par le biais de ses réseaux occultes (ces fameux obscurantismes dénoncés par certains politiques tels François Bayrou).

Définition: l'eugénisme est une philosophie qui consiste à accentuer le processus de sélection naturelle. Encourager les plus forts, affaiblir les plus faibles.Selon le bouddhisme, nous sommes loin ici du nirvana, de l'état d'être que nous recherchons tous.   Nous sommes tous des eugénistes en puissance tant que nous n'avons pas pris conscience d'une problématique plus globale.

En effet l'eugénisme n'est pas le résumé du problème mondial, il est juste une des Trois principales composantes dans un cercle vicieux, un cercle qui s'appuie sur trois étapes. Ce processus est notamment mis en évidence par l'éminent psychothérapeute Bernard Raquin. Ce passionné de l'^tre humain a écrit de nombreux ouvrages notamment sur les bienfaits du rire. A travers le triangle dramatique il dénonce une tendance finalement négative qui sommeille en chacun de nous. Animés par le besoins d'endosser un rôle clair dans nos affaires familiales et sociales, nous avons plus ou moins pour habitude d'endosser tour à tour trois rôle au sein d'une même relation: la sauveur, la victime, le bourreau.

C'est souvent notre peur de l'inconnu qui nous amène à nous réfugier dans ces trois recoins de la relation humaine.

De son côté, Sun Tsé, illustre auteur de l'art de la guerre voici plusieurs millénaires nous enseigne que le bon stratège est celui qui dirige son armée comme un seul homme. Dès lors, ne devons-nous pas voir aussi le monde comme un individu? 

  Voilà pourquoi je m'autorise ici à retrouver ce syndrôme sur l'échiquier économique et social mondial à l'intérieur même de chacun de nos pays.

Jacques Chirac nous le disait sous l'effet de l'émotion suscitée par le grand tsunami du début des années 2000:
Nous ne pouvons oublier que l'humanité constitue une seule et même grande famille.

Comment donc ne pas être tenté d'appliquer à l'échelle mondiale une illustre solution proposée initialement pour l'univers familial?

Il y a effectivement trois types de leaderships qui servent de support à l'activité humaine: Vous avez le religieux (le sauveur), qui prône le sacrifice, le renoncement, l'ouverture de la voie pour les générations à venir.

Vous avez l'eugéniste (le bourreau) qui n'exprime pas ouvertement sa vision du monde. Il s'accommode d'un monde sans pitié, un monde essentiellement crée pour les hyperactifs fonctionnant sur le mode de la loi du plus fort.

Vous avez également le vrai ou le faux faible (tantôt la victime, tantôt le bourreau) qui prône l'assistanat.

Ainsi en est-il du monstre à trois cornes qui écrase la vie économique et sociale à l'échelle de la planète. Oui le monstre a trois cornes et c'est sans doute pour cela qu'il passe autant inaperçu: nous sommes tous plus ou moins amenés à raisonner de façon binaire. La loi de l'informatique 0 ou 1, le principe même de l'influx nerveux qui réponde à la loi du tout ou rien. Le manichéisme, le clivage politique droite/gauche......notre analyse n'est pas assez globale en général, pas assez ternaire ici.

La direction que doit prendre le monde est celle du centre de ce triangle dramatique, un centre identifié par les mots suivants: le goût de l'effort commun et partagé.

Telle est la vision que je porte sur le monde qui m'entoure et que j'ai souhaité ici manifester. Là où il n'y a pas de vision les gens périssent.

Nous devons miser sur une communication horizontale: les peuples ont le moyen de communiquer et de s'organiser pour exiger le retour à la responsabilité sociale  au faîte de l'entreprise.

Le rôle du chef d'état est d'influer sur le cours de l'entreprise aujourd'hui, il s'agit donc d'inverser un processus.

En 2005, la mise sous influence du président Jacques Chirac fut quasi-évidente. La désolation du président devant la jeunesse ("je ne vous comprends pas") était un avoeu courageux et humble de faiblesse.

De son côté, la devise sarkozyste ("renoncez au renoncement") n'a pas été suivie d'effets concrets dans la manière de s'adresser au peuple le phénomène d'appropriation personnelle du pouvoir n'a jamais été aussi manifeste et anxiogène.

 La cible du prochain conflit d'intérêt mondial doit être internationale: c'est la spéculation disproportionnée entraînant la disparition du rôle social de l'entreprise.

Le bon stratège est celui qui dirige son armée comme un seul homme, ne l'oublions pas: chacun de nous doit faire des choix, chacun est un stratège tant devant sa propres destinée que sur le chemin du monde.  


Faire bouger les choses? Oui mais dans l'ordre. Faire bouger d'abord la pensée et les informations ! A vous de jouer.

Poser le problème du monde

"Donnez moi un point fixe et un levier et je soulèverai le monde"
Archimède

A chaque fois qu'un politique dénoncera un seul ou deux problèmes sur trois, il creusera la problématique mondiale résumée dans ce triangle dramatique (D.B.)

Il appartient à tous les peuples de la planète de dénoncer une détermination aveugle et dangereuse des puissants à vouloir instaurer un ordre mondial trop rudimentaire et de nature à rompre l'équilibre économique et social du monde dans la direction qu'il a déjà prise dans les années 1930- 1940 et que nous voulons éviter pour la plupart d'entre nous.

La présence de l'eugénisme et des folies meurtrières qui en découlent sur l'échiquier planétaire doit être reconsidérée.

Avant de se plaindre l'homme doit vérifier s'il  assume ses responsabilités. De mon côte, lorsque j'ai pu participer à une émission de télévision humoristique sur une chaîne publique  et que j'ai pu constater par moi-même les méthodes que je considère comme malhonnêtes (rires magneto - public muselé), je n'ai pas souhaiter prendre place à la table du mensonge et du mépris de la notion de travail.

Dans un pays où l'humour n'est pas libre, pire, quand il est truqué, l'essentiel est de rester vous-mêmes.
 

jeudi 5 janvier 2012

Survivre au capitalisme

"Le problème de la France, c'est qu'elle abrite trop de cigales et pas assez de fourmis" 

extrait du livre "Pour une société de projets"
de Michel Godet,


Professeur au conservatoire National des arts et métiers 
Titulaire de la chaire prospective industrielle



En bon adepte des arts martiaux particulièrement attentif aux obscurantismes pluriséculaires propres à notre civilisation européenne, je pars du principe que la paix sociale est intrinsèquement subordonnée à la notion de travail. 

Or, nous vivons encore à l'ère du capitalisme. De l'estimation subjective qui anime les places boursières dépendent des flux financiers qui, au final, déterminent de façon conjoncturelle le marché de l'emploi. 

"quand les financiers s'enrhument ce sont les ouvriers qui toussent" Benabar."

En clair le capitalisme est une idéologie qui nous demande de placer notre foi dans un système qui, bien que très complexe, repose sur une boussole inhumaine et instable, pour ne pas dire DEMONIAQUE. L'appareil boursier est extrêment subjectif  quelle que soit la confiance accordée par les puissants aux indicatifs boursiers. 

Nous avons tous intérêt à penser que l'appareil boursier  été inventé pour un temps donné et qu'il s'apprête à se positionner en retrait. "Toute chose a sa durée", m'a-t-on appris à l'école de commerce. C'est la courbe de vie du produit.

Le système boursier a pouvoir de paralyser les décisions liées à notre travail et à notre capacité de survivre. 

Or, les places boursières ont-elles toujours existé? Je ne le crois pas. De même qu'elles sont nées, elles peuvent mourir. Quoiqu'il arrive l'être humain, lui, est fait pour leur survivre. Parce qu'au delà des intérêts convenus par une aristocratie devenue archaïque, il y a la passion, soutenue par la foi: le moteur suprême qui fait que le savoir-faire authentique et non plus subjectif, est protégé en quelque sorte par la vraie nature de la société, dès lors qu'il est associé au goût du service.
 
Quoi qu'en dise le président Sarkozy, au dessus de la société actuelle, il y a les marchés financiers,  les sociétés multi-nationales et leur mode de fonctionnement très particulier et foncièrement impropre à la gent humaine. Je pense à ce principe qui consiste à morceler la responsabilité qui découle d'une décision de pilotage de l'entreprise. La décision n'est plus prise humainement parlant, elle est validée par un vote, celui des actionnaires. L'actionnaire réclame ses droits mais a le pouvoir ici de refuser d'assumer sa responsabilité, car celle-ci est diffuse. En bref, au sommet même de l'économie mondiale,  on cultive les droits et l'on  rejette les devoirs

C'est l'acte décisionnel stratégique  qui est endiablé depuis des lustres car l'homme est fait depuis tous temps pour répondre de ses actes. 

La vision  relative à l'économie participative, de son côté, incite le travailleur à exercer une responsabilité de chef d'entreprise en devenant un petit porteur de son entreprise. Il s'agit là cependant d'un défi culturel monumental. Endosser une responsabilité qui tend vers le macro-économique. Le chemin sera parsemé de bien des craintes et des abandons avant que cela ne se produise à grande échelle. Et si c'était la voie pourtant...

L'idéologie capitaliste telle que nous la connaissons prive les peuples d'une vision de paix et de vie harmonieuse.
S'il fallait cautionner à tout prix  la continuité du capitalisme et de ses places boursières, ne serait-ce pas faire affront à la destinée de l'humanité qui a pour devoir de respecter le droit pour chacun de gagner sa vie par sa force de travail?    

Là où il n'y a pas de vision, les gens périssent, c'est tout le drame de notre théâtre politique national. 


Je ne puis m'empêcher de voir de mon côté le capitalisme comme une rampe de lancement d'un navire, le navire étant le commerce au-delà des frontières. Le commerce est une garantie de paix entre les Nations. Mais à présent que les liens commerciaux sont tissés, que ce navire du lien commercial est à flot, n'est-il pas temps de cesser de revenir à la rampe de mise à flot (la course à l'argent)?  


J'espère de toutes mes forces que le vélo du commerce mondial parvienne à se débarrasser de ses petites roues. 

             

Donner toute son importance au tissu social

Fort est de le reconnaître: lorsqu'il dénonce l'oligarchie comme source principale de nos souffrances,  Jean-Luc Mélenchon n'est pas loin de dire vrai. Ce n'est pas faux, juste imprécis, quelque peu confus et inexact. 

En effet, si vous acceptez d'observer d'abord comment fonctionnent les choses dans la nature, vous verrez que l'oligarchie est toujours présente et elle le sera toujours. Dans l'inifiment petit ou l'infiniment grand, c'est le noyau qui permet le fonctionnement des électrons, l'étoile qui permet l'orbite pour ses planètes satellites. Ainsi le soleil garantit la vie sur la terre qui reste instable entre son jour et sa nuit.  La vie est un système de choses et chaque système à son centre, son organisation, son sommet.

Je ne pense pas qu'il faille chercher à supprimer les oligarchies, il faut les tempérer, il faut en changer le degré, la représentativité. Le tissu associatif permettra cela.

 Beaucoup dénoncent la fuite des emplois mais comment y remédier? 

Le rôle de l'Etat est d'agir de façon coercitive (ou répressive) et incitative. De toute évidence , si la dette est ce qu'elle est, c'est que les mesures incitatives ont été mauvaises bien des années durant. Parmi elles, les mesures de distribution de prestation sociale. Un droit est un devoir. Des contrôles du bon usage des prestations ont-ils été organisés? Le poste d'observateur politique a-t-il été bien occupé au cours de ces 30 dernières années?

Je propose que chaque bénéficiaire de prestations sociales soit contraint d'appartenir à une voire plusieurs associations et investi dans le bureau au moins tous les 3 ans. La santé produite par les énergies humaines diminuera les besoins de médicaments. Elle compensera progressivement les dépenses de la sécurité sociales. 

La vie associative est devenue aujourd'hui beaucoup plus réputée que la vie famliliale: les gens sont trop proches dans les familles pour vivre sereinement  les transformations nécessaires et demeurer de fiables systèmes de soutiens. L'homme doit miser sur ses affinités amicales plus que sur le lien de sang.

Il apparaît ainsi plus facile de développer à l'échelle nationale le goût de l'effort et de rendre plus performante la main d'oeuvre au service de l'entreprise et de la société.

Car l'Etat a non seulement besoin de croissance financière, il a besoin de fonction publique et c'est aussi le rôle des associations, surtout lorsque le laxisme et al corruption font autant légion dans la fonction publique.
 
Tout passe par le goût de l'énergie humaine, du contact et du service. 
 
 L'économie s'est bâtie sur la notion de croissance, appuyée essentiellement sur l'activité économique. Elle peut aussi se bâtir sur la notion de renoncement et de compensation humaine, contrairement aux promesses faites par Nicolas Sarkozy en 2007.


S' ensuivra alors naturellement un processus de changement des mentalités marqué par le goût de les responsabilité collective et désintéressée, d'où à l'échelle bationale un nouveau sens de l'Etat partagé.

C'est alors que la vision de Dominique de Villepin qui consiste à toucher au droit social sera possible. Nous serons dans cette dynamique de la croissance sociale, parce qu'au tissu social sera donné toute sa place. 

Nous devons miser par ailleurs sur un processus concommittant (plusieurs événements se produisant ensemble).  

La France d'en bas a besoin de comprendre que notre premier système des retraites s'était appuyé sur  une injustice économique mondiale. Le droit social devra être retouché.


La France d'en haut a besoin de comprendre qu'un droit est un devoir. La nationalité française implique qu'un chef d'entreprise témoigne d'un minimum d'investissement matériel à l'intérieur de nos frontières.


Il faut répéter ces message, enfoncer le clou afin de permettre cette conciliation économique et sociale qu'ont toujours refusé jusqu'à ce jour patronat et salariat.

Les Français replaceront naturellement l'acte de consommation à sa juste proportion. Des idées auront traité des besoins sans qu'il y ait eu nécessité de passer par la notion d'argent....bonne nouvelle pour la dette publique. 

C'est par le bon usage de la  pensée et de la parole, puis de l'appareil législatif  que l'on peut faire des économies sans faire souffrir.  


Ensuite avec les économies réalisées, il sera possible d'investir aux côtés de nos patrons nationalisés français. Pour cela, il est essentiel de revenir à des statuts juridiques plus fiables. Fini les actionnaires, fini la spéculation qui est l'essence même des Krachs boursiers. IL faut repenser le fonctionnement décisionnel et structurel des entreprises et porter la question sur le terrain international. 


Il ne doit pas être permis à une multi-nationale d'appauvrir le monde. La question de notre survie à tous est lié au droit international et au mouvement alter-mondialiste.