vendredi 28 novembre 2014

Précision de NDA

Je viens d’entendre avec stupéfaction les paroles de M. Florian Philippot dans l’émission « C à Dire » diffusée sur France 5 ce jeudi soir. Je le cite : « Nous sommes régulièrement en contact avec Nicolas Dupont-Aignan, lui personnellement ».
 
De quels contacts peut-il parler ? 


Cet homme, dont je n’ai même pas le numéro de téléphone dans mon répertoire et que j’ai rencontré une seule fois dans ma vie, il y a plus de deux ans, sans m’en cacher d’ailleurs, invente de toute pièce une relation personnelle et politique entre nous, qui n’existe pas.
 
M. Philippot ne prononce pas ces paroles par hasard. Faute d’être capable d’attirer des personnalités gaullistes dans le rassemblement Bleu Marine, sa manipulation voudrait faire croire à un rapprochement entre moi et le Front National.
 
En vérité, très contesté à l’intérieur de son parti, jouant sur tous les tableaux, cet homme veut semer le doute dans l’opinion pour freiner l’essor de « Debout la France, Ni système, Ni extrêmes ».
 
Notre score aux élections européennes, mes intentions de vote pour la présidentielle de 2017, le tableau de bord de l’IFOP Paris Match des personnalités politiques qui me place devant Marine Le Pen, mais aussi mes dernières rencontres à Bruxelles avec Nigel Farage, Beppe Grillo et Panos Kammenos, le rendent sans doute bien nerveux.
 
Ses petites phrases ne me feront pas changer de ligne, ni moi ni toutes celles et tous ceux qui, de plus en plus nombreux, me rejoignent. 


Je sais que des millions de Français veulent échapper au faux choix entre la résignation du système PS-UMP et l'aventure avec les extrêmes. Alors traçons notre route avec intégrité, défendons nos valeurs et proposons aux Français la seule voie possible pour le redressement de notre pays : un patriotisme serein, sérieux et crédible.


Nicolas Dupont-Aignan
Député de l'Essonne
Président de Debout la France

lundi 1 septembre 2014

les idées claires

Sans trop m'étendre sur le contenu des sujets qui ont été abordés au cours de cette journée, force est de reconnaître que par delà le sport cérébral qui relève de la réflexion économique et sociale, une journée de rentrée telle que celle que nous a proposé Debout la République est une journée humainement enrichissante.

Dans le brouhahas du "casino" politique, c'est au sein de telles journées que peuvent se faire "les jeux".

L'ampleur et le sérieux de la tâche nous amènent ici à nous rapprocher des fondamentaux du mouvement. 


1. Le souverainisme et sa raison d'être.
Le souverainisme est l'attachement à sa Terre natale et à son histoire. Il ne s'agit pas nécessairement de véhiculer un mode de fonctionnement traditionnel, il s'agit de comprendre que pour tricoter le bonheur, il ne faut pas tirer trop fort sur le fil et avec l'euro, c'est pourtant ce qui s'est passé. 

Le souverainisme, c'est la conviction absolue qu'une nation qui refuse de se laisser engluer dans une crise d'identité, ne peut se permettre de renoncer à son autonomie monétaire. La crise d'identité est cette conséquence du consumérisme et du libre échange qui fait de nous des individus plus ou moins dénués de cette conscience collective qui demeure bel et bien essentielle à la gestion harmonieuse des relations économiques et sociales. 

Le souverainisme, c'est l'intégrité dans la vie de la cité, la passion d'une grande idée au service de l'intérêt général qui dépasse nécessairelent l'addition des intérêts particulier.  


 2. la vie d'un parti. 
La vie d'un parti est nécessairement rythmée par les élections. Il ne s'agit pas systématiquement de partir pour l'exaltation, l'exacerbation des potentielles ambitions personnelles, le rêve individuel d'accéder à un poste électif. Il s'agit de donner à son outil, le parti, les meilleures chances de subsister, grandir, et au final SERVIR son idéal fondamental. 

Si l'objectif ultime du parti est de "sauver" le pays, des paradoxes peuvent surgir. Vivifier la vision souverainiste peut se faire au détriment d'une convergence électoral. "Et après", dira-t-on. Il faut ici entendre quelque chose du genre "le combat du long terme est à ce prix. Gardons à l'esprit que si tout est entreprise, la politique est l'exception qui altère la règle: il n'y aurait pas de moyen terme en politique."

On peut aussi considérer que l'élection présidentielle est inévitablement une navigation selon la famille politique qui nous porte d'une part, et l'incarnation d'une espérance  qui rassemble. L'exclusion dans la lettre ne signifie pas nécessairement l'exclusion dans l'esprit.

 3. la persévérance des pédagogues
 La ligne "ni système, ni extrêmes" a le mérite de poser un cadre dans le désert.

Le refus du système, c'est d'abord le refus de la suffisance de principe. C'est ce que François Fillon, du reste, vient d'évoquer lorsqu'il reconnaît s'être trompé en ayant cherché à faire avancer les choses par ajustements successifs.
   
Le refus de l'extrême, c'est le refus de la colère dévastatrice, le refus de la partialité de principe, qui consiste à casser beaucoup d'oeufs pour ne faire qu'une petite omelette.

 Comment réagir alors face à une personne qui nous affirme sur un ton plus qu'accusatoire : je ne crois plus à la politique, je ne vote plus et votre candidat s'il semble bon aujourd'hui, sera mauvais demain...

...ne plus croire en la politique, c'est ne plus croire en l'homme, et d'une certaine manière, c'est aussi ne plus croire en la vie...il est bon de croire d'abord en soi avant de vouloir croire en les autres. 

Puisque l'objectif ultime est la salut du pays, dans ce genre de situation, ce n'est pas au vote qu'il convient d'inviter en premier mais à la vie associative et aux transformations personnelles qu'elle peut susciter. Face aux enjeux complexes et à la taille des défis qu'ils imposent en matière de pédagogie, c'est sur le terrain de la confiance et de la relation à long terme qu'un tel mouvement se donnera les meilleures chances d'avancer.
 

vendredi 29 août 2014

Vals - Fillon - Dupond-Aignan - la guerre des cougars

Cette rentrée de septembre 2014 sera donc placée sous le signe du cougar. Dans la culture amérindienne, les cougars sont les personnes en quête de leadership. 

Il n'est pas impromptu de penser que Manuel Valls a ouvert le bal. Et de continuer avec cette flamme ouvertement déclarée au monde de l'entreprise. Aveugles sont ceux qui refusent de le reconnaître en effet: le monde est une entreprise. Jamais assez je ne remercierais ce professeur de marketing expliquant à l'élève que j'étais à l'époque "tout est marché".  

Tout est marché soit, mais aussi tout est occasion de grandir spirituellement parlant sur les rails d'une certaine forme de détachement: c'est le merveilleux paradoxe de la vie.

Mais revenons à la vison dite mercatique des choses: c'est justement parce que tout est marché que la politique est moins l'art de promettre un avenir meilleur que de combiner postures personnelles et idéologie.

François Fillon dénonce l'art de la posture comme si cela suffisait à l'exempter de tout soupçon en la matière. C'est justement parce que je pense que Monsieur Fillon est l'un des meilleurs en vue que je me permets de rétablir la vérité: l'art de la posture est partout et il en sera toujours ainsi. Si ce n'était pas le cas, je ne serais pas autant engagé dans l'art de transmettre la science des arts martiaux au bénéfice de tous. 

François Fillon prétend que seule l'UMP sera en mesure de rivaliser le moment venu avec cette gauche dégingandée. 

Personnellement, en dépit de ce discours de grande et de très rare qualité qui nous a été offert, je préfère penser qu'un rebondissement de même nature que l'arrivée à l'Elysée de François Hollande peut encore surgir. 

Revenir à l'UMP après les dérapages du Sarkozysme, la gué-guerre des chefs, des élections violées de part et d'autre.....non vraiment, si les arguments présentés sont défendables, Il ne serait  pas convenable de choisir une direction que votre coeur réfute. "le coeur a ses raisons que la raison ignore".     

Sans doute aurons-nous en 2017 un duel de finaliste "Vals - Fillon" et au final de bien meilleures chances de voir le sommet de l'Etat préserver la maîtrise du destin de notre nation. Sans doute vaudra-t-il mieux une équipe filloniste que valsienne tant le positionnement de Manuel Vals joue du paradoxe et qu'il est voué à susciter l'incompréhension dans son jeu de postures face au clivage traditionnel gauche/droite.

Pour autant le combat de Nicolas Dupont-Aignan n'en demeure pas moins noble. Proposer une alternative devant le déclin de la politique européenne relève de l'action légitime. Certes, cela ressemble plus à un exercice de gymnastique d'esprit au premier abord qu'à une prise de conscience qui serait le produit de l'urgence, en déplaise aux ambitions les plus concernées.

Finalement, en dépit du fait qu'ils sont placés à des endroits différents, ces 3 là se ressemblent assez. 

Le plus mal placé est sans doute Manuel Vals, posté à un endroit utopique pour la politique qu'il veut mener. 

Le mieux placé pour rassembler et engager une véritable dynamique nationale est peut-être François Fillon. Son adresse dans l'art de combiner postures et idéologies est sans conteste. 

Pour ma part, j'avoue ma préférence pour celui que je considèrerais comme le plus courageux, question de parcours, pour avancer dans ma réflexion et susciter l'enthousiasme au sein de l'action citoyenne: Nicolas Dupont-Aignan.  Ne doutons pas que ce Monsieur a toutes les capacités de servir l'Etat au sein d'un Ministère approprié, celui de l'action citoyenne, par exemple !!!! Une politique alternative de l'Europe n'est pas un sujet à mettre sur la table 24 heures sur 24.

L'homme est fait pour vivre (entendre "servir") et non se préparer à vivre.

Faites vos jeux !!!



réaction DLR après l'apparition du nouveau Fillon


L'appel au peuple

  • Dominique Jamet
    Ils disent que tout le mal vient du coût du travail. Leurs prédécesseurs ne disaient pas autre chose. Ils disent que les salaires des Français sont trop élevés ! C’est ce que disaient aussi leurs prédécesseurs. Ils disent qu’il n’y a pas d’autre politique possible que leur politique, qui ne marche pas. C’est une absurdité, c’est un mensonge, et pourtant ils disent la vérité comme ceux qui étaient là avant eux.

    Car il est malheureusement exact qu’il n’y a pas d’autre politique possible dès l’instant que ceux qui ont la charge de la France la soumettent aux directives de la Commission de Bruxelles, aux diktats de la Banque centrale de Francfort, aux exigences de l’Allemagne.
    Quelle marge de manœuvre nos gouvernants pourraient-ils dès lors qu’ils ne maîtrisent pas leur budget, qu’ils ne contrôlent pas la monnaie, qu’ils ne protègent pas nos frontières ?


    La responsabilité de l’actuel président de la République est particulièrement engagée. Candidat, il avait promis la relance, la croissance, la justice sociale, la renégociation du dernier traité européen. Elu, il nous a apporté l’aggravation du chômage, la régression, la récession. Que dirait-on d’un concessionnaire d’automobiles qui nous a vendu une voiture neuve et qui nous livrerait une guimbarde hors d’usage ?

    Adepte fraîchement converti de la Macron-économie, François Hollande mène une politique d’austérité. Ce n’est pas sur cette ligne qu’il a été élu. Il n’en a pas reçu le mandat. Quand on n’a le soutien que de 17% des Français et qu’on prétend leur imposer un tournant politique, on est dans l’abus de pouvoir, on est dans l’illégitimité.

    La moindre probité exige que le président, puisqu’il est décidé à trahir les espoirs qu’il avait fait naître, sollicite l’aval des électeurs. Le moment est venu, au point où nous en sommes, de rendre la parole au peuple.

    Dominique Jamet
    Vice-président de Debout la République
     


jeudi 28 août 2014

Le nouveau Fillon

article Le Figaro

LE SCAN POLITIQUE - L'ancien premier ministre a marqué sa rentrée par un discours offensif devant son courant politique. Il souhaite distinguer la présidence de l'UMP de la primaire pour 2017.
 
 
«Sa rentrée est déjà plombée», s'amusaient dimanche dans le JDD les proches de Nicolas Sarkozy au sujet de François Fillon. Entre le remaniement, l'entrée en lice d'Alain Juppé et celle de Nicolas Sarkozy, attendue pour la première quinzaine de septembre, difficile d'occuper le devant de la scène médiatique pour l'ancien premier ministre. Devant ses partisans réunis à Rouez dans la Sarthe, il dégaine néanmoins un discours offensif et multiplie les tacles contre le gouvernement bien sûr, mais aussi contre l'ancien président de la République.

» Éviter de reproduire le scénario de 2012

«Notre pays vit des heures difficiles et notre parti aussi». A ceux qui attendent le retour de l'homme providentiel en la personne de Nicolas Sarkozy, François Fillon rappelle que les difficultés que subissent la France comme l'UMP sont avant tout le fruit de la défaite de l'ancien chef de l'État: «La victoire de François Hollande s'est construite autour d'un refus viscéral qui s'est étendu comme une traînée de poudre dans une large partie de l'électorat: je veux parler de l'antisarkozysme». Pour François Fillon, du passé comme des vieux champions, il faut faire désormais faire table rase: «Si l'opposition n'a pour seul moteur que (…) le goût de la revanche, elle n'ira pas très loin. L'échéance de 2017 ne doit pas se résumer à un duel de personnes, elle doit se nouer autour d'un vrai choix programmatique». «J'ai la conviction qu'il faut rompre avec les logiques du passé», lance-t-il encore devant les militants UMP.



Les 10 points forts du discours de François Fillon:
    
." Notre nation n'a plus les moyens d'être gouvernée au fil de l'eau. Il faut se préparer à agir rapidement, de façon professionnelle, en ciblant nos priorités. Aujourd'hui près d'une cinquantaine d'experts venus de tous les horizons participent (...) à l'élaboration du projet de Force Républicaine (...).


Commentaire blog rflexion citoyenne:
. Nous pouvons nous inspirer de cette réflexion pour remettre en cause certains comportements dans la politique locale. Un "maire par intérim" qui n'est pas en mesure de lire correctement le discours émanant du ministère de l'intérieur pour la commémoration du 8 mai, ce n'est pas un comportement professionnel. L'arbre qui cache la forêt...on ne peut attendre que l'exemple vienne d'en haut, même avec un discours très juste, personne n'est certain de passer au pouvoir....
 
. L'année va être chargée: (...) en avril dernier nous avons commencé par l'école, avec un projet GLOBAL, pour répondre à deux défis:
- celui de la transmission de savoirs fondamentaux, qui échappe à beaucoup trop d'enfants, qui poursuivent leur scolarité avec des lacunes rédhibitoires
- celui de la diversité des parcours avec un accent puissant mis sur l'apprentissage et les voies professionnalisantes.
(...) nous avons dit que nous voulions de véritables chefs d'établissement disposant d'un pouvoir hiérarchique sur les enseignants et les équipes qu'ils doivent animer, des directeurs d'établissement qui ont  peuvent choisir leur équipe.
Nous voulons mobiliser les équipes éducatives, responsabiliser les parents, ancrer nos collèges et nos lycées dans leur environnement économique. 

Education, formation, recherche; c'est pour moi le coeur du mal qui mine notre pays. C'est le nerf d'une société française plus responsable et plus créative.
(...) Que le pays des lumières (...) soit le pays de la sur-précaution plus que celui de la recherche et des percées scientifiques, c'est tout simplement indigne.


Commentaire blog rflexion citoyenne: 
D'accord, d'accord,le problème est compris et posé.  Mais il y a loin de la coupe aux lèvres...quel est le plan ? 



 Nous avons fait en juin nos propositions sur la compétitivité française.(...). La seule question qui vaille est la question suivante: est-ce que c'est utile à la France et est-ce que c'est utile aux Français.(...)....avec plus de 5 millions de personnes en chômage total ou partiel. Avec plus de 60 000 fermetures d entreprises l'année dernière. Avec un taux de pauvreté qui augmente depuis dix ans, avec un taux de croissance en prévision inférieur à 1 %, j'ai la conviction qu'il faut rompre avec les logiques du passé.


. Ceux qui pensent que c'est avec des rustines ou avec des postures que l'on va relancer la croissance et lutter contre le chômage de masse en répétant mille fois les mêmes mesures sont ou bien des conservateurs entêtés, ou pire que cela des roublards, des roublards qui n'osent pas aller aux élections en le disant.


 Note personnelle de l'auteur du blog: 
.... hé ben on a failli attendre. On y est. ça cogne !


 Contre eux, je choisis la logique du courage et de l'action: la France doit sortir des 35 heures. Il faut ramener la négociation du temps de travail vers les acteurs de terrain c'est à dore vers les entreprises. Face au mur de la complexité il faut refonder le code du travail sur ce qui relève des normes sociales fondamentales et renvoyer tout le reste à la négociation en entreprise. C'est une révolution que j'assume au nom de la certitude que le maquis actuel est tueur de croissance et d'emplois, au nom aussi d'une rénovation du dialogue social qui est aujourd'hui beaucoup trop hiérarchisé et stéréotypé (...)


 Note personnelle de l'auteur du blog: 
Toujours d'accord mais "la carte n'est pas le territoire"



 Nous devons aussi fortement baisser le coût du travail, en compensant cette réduction par une hausse de la TVA.

 Note personnelle de l'auteur du blog: 
Ouaips....hausse de TVA implique souvent hausse des prix...et c'est ça qui va soulager la misère ?


Par leur complexité, ni le pacte de responsabilité, ni le CICE ne sont suffisamment puissants pour replacer notre coût du travail au niveau des pays leaders de l'OCDE. Nous devons réformer notre marché de l'emploi parce qu'il vaut mieux plus de souplesse que toujours plus de chômage. Notre pays doit être la patrie des entrepreneurs et des investisseurs. Je veux dire qu'à cet égard je préfère voir ceux qui créent de la richesse rester en France plutôt que de les voir s'exiler ailleurs. 

C'est d'ailleurs tout le paradoxe du socialisme qui prétend ne pas aimer les riches et qui s'ingénie à taxer les plus fortement possible ceux qui réussissent sur notre territoire et qui en même temps, pour sauver notre industrie quémandent  l'appui d'insvestisseurs américains, qataris, allemands et autres fonds de pensions étrangers. 

 Note personnelle de l'auteur du blog: 
Si je comprends bien il manque ici un mot. Ce qui est ici dénoncé et expliqué, c'est du RAFISTOLAGE, n'est-ce pas ?


Notre économie a besoin de liberté bien plus que de socialisme.
 

 Note personnelle de l'auteur du blog: 
C'est possible, mais ça fait peur quand même.

 
Lorsqu'un pays croule sous les déficits, on ne propose pas une relance budégtaire à fonds perdus:
   
Note personnelle de l'auteur du blog:
Ce n'est peut-être pas aussi simple.

 


(...) il faut réactualiser nos acquis sociaux. C'est un immense travail.(...)

En proposant tout cela nous nous exposons à la critique de ceux qui pensent que la compétitivité est l'ennemi de l'emploi et le sérieux budgétaire l'adversaire de la solidarité.(...) c'est au nom de cette caricature absurde que (...) chaque année, des centaines de milliers de jeunes restent à la porte du marché de l'emploi, que chaque français porte désormais au-dessus de sa tête 30 000 euros de dette. En réalité la rupture que je propose est bien plus juste que toutes les postures de ceux qui parlent de patriotisme économique et de défense de notre modèle social sans jamais s'en donner les moyens. 

Ceux qui me dessinent sous les traits d'un idéologue n'ont rien compris à notre combat.

Avec vous je veux redresser la France et pour cela je ne me demande pas si les mesures qu'il faut prendre sont de droite ou de gaiche, si elles sont libérales ou interventionniste, mais simplement si elles sont nécessaires au pays. Gaulliste, j'agis avec les réalités et avec la certitude que l'intérêt national commande maintenant des choix forts.(...). 

Pendant longtemps j'ai pensé que notre nation pouvait avancer par ajustements successifs. Force est de constater que cette méthode n'a pas permis d'aborder de front nos handicaps structurels. (...)

Tout cela était utile, habile, tout cela s'explique pour des raisons politiques et conjoncturelles,  mais n'a pas permis de changer la donne. (...). 

Mes déplacements à l'étranger m'ont convaincu que l'Europe était en train de jouer une partie décisive de son histoire: le sursaut ou le déclin. Voilà la question qui doit guider notre volonté de nous réinventer.

Ce n'est pas la première fois que nous sommes face à cette équation vitale. En 1945 et en 1958 la France était à genou. le Général de Gaulle l'a redressée, avec des mesures claires et fortes. Hé bien nous en sommes là et c'est désormais à nous d' assumer le défi.

(...) le pays est lucide comme jamais, furieux de se voir trompé par des boniments, englué par un statu quo qui n'a que trop duré. (...). Tout l'enjeu consiste à orienter cette colère dans le bon sens.

(...). Il faut solder le passé. Tenir l'unité malgré les blessures et malgré les hauts de coeur. Il faut repartir de l'avant.

 La Tour Dupin écrivait:Les pays qui n'ont plus de légende sont condamnés à mourir de froid.

(...) Soyons des patriotes au coeur ardents et pas seulement des petits nationalistes.(...) Regardons l'avenir et défions-le !

Le progrès c'est l'engagement des forces de la vie, avec la conviction que l'histoire n'est jamais écrite. Ce n'est pas parce que la France et la vieille Europe sont concurrencées qu'elles ne sont pas capables de trouver une voie originale dans la mondialisation: la matière grise, le capital, la démographie, le lien social, la force d'une culture, l'influence diplomatique et militaire, voilà les critères qui distinguent les puissances. Aucun de ces critères ne manque aux 500 millions d'européens dès lors qu'ils pensent et qu'ils agissent comme une civilisation originale, qui doit être défendue et réorganisée politiquement.

(...) une société qui calcule tous les risques est une société qui n'avance plus.

Le progrès, depuis l'origine des temps est un combat intime à chacun d'entre nous, un combat entre l'atruisme et l'égoïsme, entre le courage et la démission. (...). Tout ne dépend pas du sommet. (...). Chaque citoyen est comptable de ses actes, de l'Etat.

La pays est taraudé par la peur et la défiance. (...). Ceux qui ne voient pas que la République est en train de se fissurer de l'intérieur sont aveugles. Il y a un besoin d'autorité.

(...). Nous devons dénoncer cette France mosaïque qui n'a plus sa colonne vertébrale qui a fait au cours des siècles sa grandeur et sa puissance.

(...). L'avenir est plus que jamais ouvert parce que tout est à construire et tout est à réinventer. 

(...) j'invite tous les Français qui n'ont pas peur à oser un vrai changement pour la France et pour la République.


 Note de l'auteur du blog: 
 Qui ne perçoit pas le bouillonnement du devoir derrière de telles paroles se trompe.


lundi 21 juillet 2014

info Proche Orient

Chère amie, cher compagnon,

Les événements exceptionnels qui se sont déroulés ce week-end dans notre pays, l'irresponsabilité du gouvernement et les tragédies qui ont lieu en ce moment-même au Proche-Orient et qui concernent aussi bien les habitants de Gaza que les chrétiens de Mossoul en Irak nous ont conduit avec Dominique Jamet à rédiger un communiqué de presse détaillé de la situation.

Je tenais à ce que chacun d'entre vous en soit destinataire.

A bientôt,

Nicolas Dupont-Aignan

Communiqué de presse de Debout la République

Manifestations à Paris et à Sarcelles : Nicolas Dupont-Aignan et Dominique Jamet dénoncent l'irresponsabilité de M. Valls

Paris, le 21 juillet - La France est le pays d’Europe qui abrite la plus importante communauté de confession juive.

La France est aussi le pays d’Europe qui abrite la plus importante communauté de religion musulmane.

Ces deux communautés sont particulièrement attentives et sensibles, on peut le comprendre, aux tragiques événements qui se déroulent actuellement au Proche-Orient.
Nos concitoyens juifs peuvent se sentir solidaires d’Israël, cible de prédilection des attaques du mouvement Hamas.
Nos concitoyens musulmans peuvent réagir avec douleur et colère à la répression sanglante dont sont indifféremment victimes à Gaza activistes, civils, hommes, femmes et enfants.

Le risque de voir se créer un véritable fossé et se multiplier les affrontements entre communautés n’est que trop réel.

Dans ce contexte sensible, propice à l’explosion des passions et à leur exploitation par des provocateurs et des irresponsables, le gouvernement a une double mission et une double responsabilité.

Il lui incombe naturellement de rassurer, de protéger et de défendre nos compatriotes juifs contre les insultes, les menaces et les violences inacceptables dont ils sont l’objet.

Il lui revient également de permettre à nos compatriotes, musulmans ou autres, d’exprimer  leur réprobation, voire leur indignation contre les conséquences dramatiques de l’opération lancée par le gouvernement de M. Netanyahou dans la bande de Gaza  et d’assurer leur liberté de manifester tout en évitant et en réprimant d’éventuels débordements.

Le gouvernement de M. Valls, avec la bénédiction du président de la République, a doublement failli.

En cautionnant jusque dans ses pires excès la répression brutale menée par l’armée israélienne, il donne le sentiment que la France ne tient pas la balance égale entre les deux parties d’un conflit où chacune a des arguments et des droits à faire valoir. Il a choisi son camp, alors que l’honneur et l’intérêt de notre pays lui commandent d’appeler à l’arrêt des violences et à la reprise de véritables négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne, représentant légitime du peuple palestinien.

En interdisant a priori des manifestations favorables à la Palestine, il a contrevenu à son obligation de faire respecter la liberté d’opinion sans pour autant garantir efficacement la sécurité de la communauté juive. Il est à noter que les rassemblements autorisés n’ont donné lieu à aucun désordre. C’est donc bien l’interdiction qui a suscité les inadmissibles « bavures » constatées à Paris et à Sarcelles et qui provoque des deux côtés la radicalisation que l’on prétendait éviter.

Nous appelons donc le gouvernement de M. Valls à retrouver son sang-froid, à assurer le respect des libertés dont il est institutionnellement le garant et à ne pas « importer » chez nous le conflit israélo-palestinien avec les risques de division qu’il comporte. Nous appelons aussi le gouvernement à garantir l'ordre public en abrogeant la loi Taubira qui renforce l'impunité des délinquants.

La France, dans l’état où elle est, n’a pas besoin d’ajouter la guerre civile à la crise sociale.

Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président de Debout la République. – Dominique Jamet , vice-président de Debout la République.

Elysée 2014

L'épouvantail mollasson du gouvernement est parti, un homme passionné et passionnant malgré ses erreurs a été désigné

Dans ce contexte, le président Hollande a souhaité s'adresser aux Français. C'est déjà ça, le président Sarkozy avait supprimé cette tradition. Erreur gravissime. Nous pouvons au moins êtres certains d'une bonne chose accomplie par François Hollande: il a préservé un minimum de stabilité dans sa relation à la population française. 

Que la cote de popularité du président soit haute ou basse n'est pas le plus important. Le plus important c'est qu'elle soit stable et que si elle évolue, qu'elle évolue doucement. C'est ainsi qu'on peut se donner une chance de bien comprendre le rapport de confiance.


Il est désormais difficile de douter du fait que tous les français ne savent plus où ils en sont, et que du coup nous avons un président qui, sur ce point, sait parfaitement se fondre dans la masse. Bravo à la présidence normale !

Ce qui est bien avec cette présidence, c'est que l'on n'a pas besoin de suivre l'actualité politique de près pour savoir ce qu'il convient d'écrire pour appeler à une amélioration.

(ne nous privons pas d'humour).

Plus sérieusement, hors mis le ressentiment qui m'anime au regard de certaines mesures catastrophiques, un certain pragmatisme m'amène à préciser ici ce que j'attends du président de la République...en effet, je n'ai pas le sentiment, en ce qui me concerne, et malgré le marasme économique environnant, d'être totalement perdu.  Le président nous demande de préserver notre confiance en nous-mêmes, allons y:

Lettre ouverte à François Hollande
Président de la République


" Monsieur le Président,

J'ai suivi avec beaucoup d'attention votre intervention télévisée du 14 juillet. Permettez-moi tout d'abord de vous remercier de cette attention, qui ne fut pas toujours accordée aux Français au cours de ces dernières années.

Avec votre permission, je souhaite attirer votre attention sur ce que je considère comme quelques écueils:

. alors que l'une des tâches essentielles inhérente à votre fonction consiste à communiquer, faire partager une vision porteuse qui n'exclue personne, vous n'avez toujours pas formulé le fait que l'Europe en général et la France en particulier, sont appelées à se transformer pour devenir un formidable et grand bureau dans l'économie mondialisée.  

L'idée de réduire la dette pour se faire entendre dans le monde est de qualité très relative dans le sens où un homme qui ne sait se faire entendre à l'intérieur des frontières éprouvera des difficultés pour se faire entendre sur le terrain international.

En conséquence je voudrais ici vous inviter, Monsieur le Président à méditer sur le CAP qu'il convient de formuler de façon récurrente jusqu'à la ligne d'arrivée: le grand bureau du monde, qui saura donner toute la consistance souhaitée à votre souhait, Monsieur le Président (continuer à faire  considérer la France comme un grand pays et préserver l'ESPERANCE nationale).

Effectivement, dans un univers culturel et social très dense, c'est en permettant une phase massive d'acculturation et de prise de conscience que les rigidités du droit social pourront s'éroder d'elles-mêmes et permettre à notre population de continuer à accompagner le développement de l'industrie mondialisée, depuis l'intérieur de nos frontières. 

. au-delà de la vision fédératrice, j'ai pu noter, Monsieur le Président un manque de vigilance dans l'emploi du vocabulaire:
je n'ai pas eu l'occasion de noter l'insistance que j'attendais sur les mots-clés que sont:
l'innovation, la créativité, l'espérance nationale, la cohésion, la croissance culturelle (ou croissance des savoirs-faire), la transparence (ou la franchise), le goût de l'effort et du risque, identification et conquête des marchés latents ou marchés porteurs de demain, dynamique mondiale, sens de l'action, lutte contre la souffrance au travail...

. une négligence: l'appel aux alliances nouvelles: 
Notre pays subit des habitudes qui sont aujourd'hui vidées de leurs sens premiers. Le meilleur moyen de concilier les forces de gauche et de droite est d'agir avec passion. Les personnes les plus habilitées à jouer de conciliation, d'entente et de rassemblement sont les plus passionnées, en bref les artistes.

Les artistes responsables, dotés d'une implacable force de saine curiosité humaniste et de volonté de création, sont l'interface humaine entre la hiérarchie économique et la masse salariale. Ils ont inévitablement un rôle à jouer qui permettrait à l'industrie française de se dépasser sans porter  atteinte une fois de plus à l'identité culturelle du pays.

C'est en valorisant l'action que l'on suscite l'espérance, l'action et la création de richesses. 

L'Etat français semble posséder un sens réduit du mot "effort" qu'il assimile au principe de l'impôt, direct ou indirect. C'est pour cela que l'Etat a besoin d'un président....pour redonner une âme, une conscience, au geste politique. Il appartient au président de trouver un chemin que personne ne peut lui enseigner. 

Personnellement, je pense que rien n'arrive par hasard. Si la fonction ne parvient pas à transcender l'homme, il arrive tôt ou tard le moment où cela peut se produire dans l'intérêt de tous.

Je suis persuadé que nous avons un président disposé à employer le vocabulaire des leaders et non celui des piètres prophètes, à désigner comme premier ennemi la crise d'identité...un président désireux pour cela de s'appuyer sur les postulats suivants: 
. la crise d'identité ralentit l'esprit d'initiative et de réforme
. il en découle une inadaptation du pays tout en renforçant la crise d'identité (cercle vicieux).
. la société est nécessairement fondée sur la notion de commerce "commerce n'est pas un gros mot"
. la capacité de l'homme à instaurer de nouveaux commerces est infinie
. ce n'est pas le pays qui est en crise, ce sont les individus
. notre réussite collective réside plus dans notre capacité à espérer que dans des données chiffrées inédites dans la négative.
. l'objectif de la France est d'apprendre à mieux combiner savoir-faires et volontés.

Je vous invite Monsieur le Président à prendre connaissance du blog zoomecoloir.blogspot.fr, un témoignage de notre culture politique et associative, vécu et exprimé depuis la base.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l'expression de mes salutations distinguées."

DB