La journée fut très intéressante concernant la croisée de fer entre jean-François Coppé et Jean-Marc Ayrault.
Je m'en veux un peu mais j'ai décroché devant le premier ministre. J'ai vu du sous-Mitterrand agitant des concepts certes pertinents mais peu abondants et surtout jamais relayés avec la stratégie d'actions en cours.
J.M Ayrault sait où il veut aller, mais contrairement à ce qu'il affirme il ne sait pas où il va.
Il n'a pas de vision et emprunte en conséquence ses expressions à Nicolas Sarkozy sur la fin de son parcours. Le problème, c'est que lui il a encore 4 ans à faire !!!!!
On revoit François Bayrou poindre son nez. Commentaire intéressant mais bon....Coppé, lui, a donné des pistes conformes à une vision......j'ai même envie de dire que c'est nouveau à l'UMP.
Le style de Coppé est très voisin de celui de Sarko. C'est bien pour ça qu'il serait plus utile à Matignon qu'à l'Elysée.
La bataille de l'UMP a "présidentialisé" Fillon.
A suivre.......
La crise est d'abord culturelle: "Il n'y a rien à craindre, disait Marie Curie, que des choses à comprendre". Nous avons affaire à un président qui semble un peu trop en retrait, même s'il a pu chercher dans la bonne direction avant son éléction. JJ.Goldman disait déjà, voici 15 ans, le politique détenant la solution...c'est une vieille idée. Prenons-nous en charge....
mercredi 20 mars 2013
jeudi 14 mars 2013
Le
linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix
Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons
ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en
passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public
dans l’ignorance et la médiocrité.
1/ La stratégie de la distraction Élément
primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à
détourner l’attention du public des problèmes importants et des
mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un
déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La
stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le
public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines
de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie,
et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin
des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans
importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun
temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. »
Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
2/ Créer des problèmes,
puis offrir des solutions Cette méthode est aussi appelée
« problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une
« situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin
que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui
faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine,
ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur
de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une
crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul
des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
3/ La stratégie de la dégradation Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10
ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques
radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les
années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité,
délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de
changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été
appliqués brutalement.
4/ La stratégie du différé Une
autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la
présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du
public dans le présent pour une application dans le futur. Il est
toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice
immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite.
Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que
« tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité.
Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du
changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge La
plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours,
des arguments, des personnages, et un ton particulièrement
infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur
était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à
tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ?
« Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans,
alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine
probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique
que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses
pour guerres tranquilles »
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion Faire appel à l’émotionnel est
une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et
donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre
émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y
implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des
comportements…
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et
la bêtise Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les
technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son
esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures
doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui
isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure
incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes
silencieuses pour guerres tranquilles »
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité Faire
croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause
de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses
efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique,
l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état
dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans
action, pas de révolution!…
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes Au cours des 50
dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un
fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et
utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la
neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à
une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et
psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu
moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la
majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus
grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. »
Noam CHOMSKY
mercredi 13 mars 2013
Quels moments, quel message !
Je ne me souviens pas avoir vécu l'avènement de Benoît XVI avec autant d 'émotions.
Le nouveau pape commence par demander à la foule de le bénir. Geste d'humilité par excellence. Ce brave Monsieur a passé plusieurs jours auprès d'un prêtre malmené par les narcotrafiquants. Il vivait dans un simple appartement, endossant le costume du peuple.
La dernière fois que j'ai été traversé par pareilles émotions, c'était en faisant la connaissance d'un Monsieur Vianney, de même lignée que le Saint-Curé d'Ars. Il se trouve que ce Monsieur portait à son cou la croix de St-François d'Assise, la croix en T.
On regarde des images jetées en pâture à une société de mass medias....et l'on sent pointer en soi un élan du coeur. Peut-on ne pas être touché ?
Quoi de mieux comme occasion pour publier ici la formidable prière de st-François d'Assise, qui par sa sagesse dépasse tout dogme religieux particulier:
Faites de moi un instrument de votre paix.
Le nouveau pape commence par demander à la foule de le bénir. Geste d'humilité par excellence. Ce brave Monsieur a passé plusieurs jours auprès d'un prêtre malmené par les narcotrafiquants. Il vivait dans un simple appartement, endossant le costume du peuple.
La dernière fois que j'ai été traversé par pareilles émotions, c'était en faisant la connaissance d'un Monsieur Vianney, de même lignée que le Saint-Curé d'Ars. Il se trouve que ce Monsieur portait à son cou la croix de St-François d'Assise, la croix en T.
On regarde des images jetées en pâture à une société de mass medias....et l'on sent pointer en soi un élan du coeur. Peut-on ne pas être touché ?
Quoi de mieux comme occasion pour publier ici la formidable prière de st-François d'Assise, qui par sa sagesse dépasse tout dogme religieux particulier:
Seigneur,
Faites de moi un instrument de votre paix.
Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
Faites que je ne cherche pas tant à être consolé que de consoler,
D'être compris que de comprendre.
D'être aimé que d'aimer.
Parce que
C'est en donnant que l'on reçoit,
C'est en s'oubliant soi-même qu'on se retrouve
C'est en pardonnant qu'on obtient le pardon.
C'est en mourant que l'on ressuscite à l'éternelle vie.
N'est-il pas possible de trop exiger de soi-même ?
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