Fort est de le reconnaître: lorsqu'il dénonce l'oligarchie comme source principale de nos souffrances, Jean-Luc Mélenchon n'est pas loin de dire vrai. Ce n'est pas faux, juste imprécis, quelque peu confus et inexact.
En effet, si vous acceptez d'observer d'abord comment fonctionnent les choses dans la nature, vous verrez que l'oligarchie est toujours présente et elle le sera toujours. Dans l'inifiment petit ou l'infiniment grand, c'est le noyau qui permet le fonctionnement des électrons, l'étoile qui permet l'orbite pour ses planètes satellites. Ainsi le soleil garantit la vie sur la terre qui reste instable entre son jour et sa nuit. La vie est un système de choses et chaque système à son centre, son organisation, son sommet.
Je ne pense pas qu'il faille chercher à supprimer les oligarchies, il faut les tempérer, il faut en changer le degré, la représentativité. Le tissu associatif permettra cela.
Beaucoup dénoncent la fuite des emplois mais comment y remédier?
Le rôle de l'Etat est d'agir de façon coercitive (ou répressive) et incitative. De toute évidence , si la dette est ce qu'elle est, c'est que les mesures incitatives ont été mauvaises bien des années durant. Parmi elles, les mesures de distribution de prestation sociale. Un droit est un devoir. Des contrôles du bon usage des prestations ont-ils été organisés? Le poste d'observateur politique a-t-il été bien occupé au cours de ces 30 dernières années?
Je propose que chaque bénéficiaire de prestations sociales soit contraint d'appartenir à une voire plusieurs associations et investi dans le bureau au moins tous les 3 ans. La santé produite par les énergies humaines diminuera les besoins de médicaments. Elle compensera progressivement les dépenses de la sécurité sociales.
La vie associative est devenue aujourd'hui beaucoup plus réputée que la vie famliliale: les gens sont trop proches dans les familles pour vivre sereinement les transformations nécessaires et demeurer de fiables systèmes de soutiens. L'homme doit miser sur ses affinités amicales plus que sur le lien de sang.
Il apparaît ainsi plus facile de développer à l'échelle nationale le goût de l'effort et de rendre plus performante la main d'oeuvre au service de l'entreprise et de la société.
Car l'Etat a non seulement besoin de croissance financière, il a besoin de fonction publique et c'est aussi le rôle des associations, surtout lorsque le laxisme et al corruption font autant légion dans la fonction publique.
Tout passe par le goût de l'énergie humaine, du contact et du service.
L'économie s'est bâtie sur la notion de croissance, appuyée essentiellement sur l'activité économique. Elle peut aussi se bâtir sur la notion de renoncement et de compensation humaine, contrairement aux promesses faites par Nicolas Sarkozy en 2007.
S' ensuivra alors naturellement un processus de changement des mentalités marqué par le goût de les responsabilité collective et désintéressée, d'où à l'échelle bationale un nouveau sens de l'Etat partagé.
C'est alors que la vision de Dominique de Villepin qui consiste à toucher au droit social sera possible. Nous serons dans cette dynamique de la croissance sociale, parce qu'au tissu social sera donné toute sa place.
Nous devons miser par ailleurs sur un processus concommittant (plusieurs événements se produisant ensemble).
La France d'en bas a besoin de comprendre que notre premier système des retraites s'était appuyé sur une injustice économique mondiale. Le droit social devra être retouché.
La France d'en haut a besoin de comprendre qu'un droit est un devoir. La nationalité française implique qu'un chef d'entreprise témoigne d'un minimum d'investissement matériel à l'intérieur de nos frontières.
Il faut répéter ces message, enfoncer le clou afin de permettre cette conciliation économique et sociale qu'ont toujours refusé jusqu'à ce jour patronat et salariat.
Les Français replaceront naturellement l'acte de consommation à sa juste proportion. Des idées auront traité des besoins sans qu'il y ait eu nécessité de passer par la notion d'argent....bonne nouvelle pour la dette publique.
C'est par le bon usage de la pensée et de la parole, puis de l'appareil législatif que l'on peut faire des économies sans faire souffrir.
Ensuite avec les économies réalisées, il sera possible d'investir aux côtés de nos patrons nationalisés français. Pour cela, il est essentiel de revenir à des statuts juridiques plus fiables. Fini les actionnaires, fini la spéculation qui est l'essence même des Krachs boursiers. IL faut repenser le fonctionnement décisionnel et structurel des entreprises et porter la question sur le terrain international.
Il ne doit pas être permis à une multi-nationale d'appauvrir le monde. La question de notre survie à tous est lié au droit international et au mouvement alter-mondialiste.
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