Je ne me souviens pas avoir vécu l'avènement de Benoît XVI avec autant d 'émotions.
Le nouveau pape commence par demander à la foule de le bénir. Geste d'humilité par excellence. Ce brave Monsieur a passé plusieurs jours auprès d'un prêtre malmené par les narcotrafiquants. Il vivait dans un simple appartement, endossant le costume du peuple.
La dernière fois que j'ai été traversé par pareilles émotions, c'était en faisant la connaissance d'un Monsieur Vianney, de même lignée que le Saint-Curé d'Ars. Il se trouve que ce Monsieur portait à son cou la croix de St-François d'Assise, la croix en T.
On regarde des images jetées en pâture à une société de mass medias....et l'on sent pointer en soi un élan du coeur. Peut-on ne pas être touché ?
Quoi de mieux comme occasion pour publier ici la formidable prière de st-François d'Assise, qui par sa sagesse dépasse tout dogme religieux particulier:
Seigneur,
Faites de moi un instrument de votre paix.
Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
Faites que je ne cherche pas tant à être consolé que de consoler,
D'être compris que de comprendre.
D'être aimé que d'aimer.
Parce que
C'est en donnant que l'on reçoit,
C'est en s'oubliant soi-même qu'on se retrouve
C'est en pardonnant qu'on obtient le pardon.
C'est en mourant que l'on ressuscite à l'éternelle vie.
N'est-il pas possible de trop exiger de soi-même ?
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