J'ai souvenance d'une conférence de l'excellentissime Jacques Salomé. Ce grand Monsieur commençait son allocution de la sorte "Nous sommes tous des infirmes de la communication". De même ne pouvons-nous pas affirmer...."nous sommes tous des infirmes de la réflexion, de l'introspection" ?
Chaque difficulté majeure rencontrée à l'extérieur de notre "carte du monde" nous renvoie à un recoin de notre obscurité personnelle. Et je m'aperçois que je cultive un défaut que j'ai tant reproché à un tiers. Il faut se rendre à l'évidence, il est difficile pour une personne seule d'éxécuter une démarche rituelle suffisante qui la protègera de l'erreur d'aiguillage. L'heure est à la mise au point personnelle autant qu'au sens de la réserve. Il ne peut y avoir de noblesse d'esprit sans cela.
De la rencontre et du débat d'idée naît la restructuration personnelle, celle-là même qui dépasse le sentiment de révolte facile. Ces jours-ci m'ont apporté du miel. Qu'étais-je venu chercher sinon un sentiment d'accompagnement dans mon évolution personnelle ?
Mon Dieu, je m'aperçois qu'il m'est encore difficile d'admettre que je me suis figé sur un angle de vue restrictif, abandonné à un sentiment de solitude mal vécue. Sans trop savoir où je vais je mets un pied devant l'autre, soutenu par la ferme conviction que mon devoir est de servir à tous.
Je médite la sentence de Gandhi
"je dois être le changement que je souhaite voir dans le monde".
Et si c'était une conclusion pour chacun de nous....? Le premier endroit où je dois combattre la suffisance est à l'intérieur de moi-même.
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