Adressé à
Monsieur le Secrétaire Général de l’UMP
238 r Vaugirard
TSA 41557
75901 PARIS
Vos ref: JFC/JL/BR/VB
Objet: Enjeux et définition d’une politique culturelle d’Etat
Le 12 mars 2012,
Monsieur le Secrétaire Général de l’UMP,
Je viens de recevoir votre courrier en réponse à mes préoccupations quant au développement d’une politique culturelle adaptée aux enjeux des années 2012 et suivantes.
A la lecture de ces documents qui ont retenu toute l’attention requise, je souhaite vous faire part de deux types de remarque: je voudrais d’abord faire ressortir l’INCONGRUENCE de ses aspects. Je voudrais ensuite attirer votre attention sur une certaine forme d’ INDIGENCE.
1°) Je vois dans votre présentation une politique citoyenne de la culture laissée entièrement au libre sentiment de chacun et basée sur une volonté d’exploitation essentiellement quantitative. Personnellement, face à une nation livrée à elle-même au plan culturel, je verrais plutôt une politique culturelle d’Etat (en laissant toute son intégrité à la liberté d’expression).
Définition: une politique culturelle d’Etat est pour moi un ensemble de mesures incitatives organisées autour de valeurs morales qui apportent de façon substantielle et tout en respectant le rythme de chacun une réponse totale à une problématique nationale posée de façon globale. Une politique culturelle d’Etat n‘est pas une propagande dans le sens où elle s‘appuie sur le mode incitatif et non coercitif.
En 1995, Jacques Chirac, déclarait dans son livre - profession de foi - intitulé « la France pour tous »: EN DERNIER RECOURS tout est politique. M.Donnedieu de Vabre a parfaitement laissé entendre alors qu’il était Ministre de la Culture, que celle-ci avait un rôle important à jouer dans le moteur du rassemblement national. Je veux vous dire haut et fort aujourd’hui: EN DERNIER RECOURS TOUT EST CULTUREL. Je veux vous le dire haut et fort: il est important de saisir les idées porteuses, ne pas les laisser s’évanouir : qu’est-devenu le concept d’exception culturelle porté par le gouvernement Jospin ? Même question pour celui de la fracture sociale que le slogan actuel de la France Forte pulvérise dès lors qu’il est dénué d’explications. Même question pour celui de la croissance sociale formulé par Dominique de Villepin. Je m’interroge sur l’évolution du lifting du slogan « travailler plus pour gagner plus » auquel je m’attendais naturellement et qui aurait pu devenir « mieux s’investir pour mieux réagir » incarnant ainsi le changement dans la continuité, si cher à l‘esprit de responsabilité, enfonçant ainsi le clou de la maturation d‘un homme au service d‘une fonction ultra-complexe. Pareille évolution linguistique ne permettrait-elle pas de la sorte d’aller plus loin en formulant des excuses à mots couverts, afin de stimuler et signifier dans les esprits cette force de l’autocritique pour les problèmes d’attitude relevés dans la sphère du pouvoir, afin relativiser officiellement et une fois pour toutes les enjeux qui gravitent autour du concept de l’hyperprésidence ?
Monsieur le secrétaire Général de l‘UMP, par votre précédent envoi, vous m’avez signifié combien la question économique était importante. Le fait que vous ne faites pas état de cette large vision des grands experts, portée par le cycle de Léon Kondratiev, n‘est-il pas la marque d‘un profond décalage culturel entre la politique proposée et le besoin national? La révolution économique actuellement en marche et qui nourrit vos pertinents espoirs placés en la révolution du numérique est celle du bien-être. Comment une politique responsable pourrait-elle sérieusement faire l’impasse sur cet aspect de la question?
Nous ne pouvons ignorer pour autant que le bien-être implique sa part de rêve et cette part de rêve implique sa part de la culture, cette part de la culture implique sa part de politique, d’investissements éclairés et de répercussion sur l’éducation. Ces répercussions sur l’éducation doivent tenir compte du brassage culturel permis par la mondialisation et du réveil occidental face à la pensée orientale qui se montre au final plus incisive dans cette guerre économique, laquelle reste un moindre mal devant les spectres agités par les anti-mondialistes.
Ces connexions semblent absentes du propos culturel émis par l‘UMP, comme si le point de vue de ce parti était prisonnier des archaïsmes structurels essentiellement cultivés par une volonté de privilèges immobiles et de désirs, certes individuels ou corporatistes, néanmoins appelés à être considérés sur le plan macro-économique et social comme des déterminations quasi-pathologiques. Ainsi qu’il l’a été vécu sous le miterrandisme, je crois que le politique a toujours le pouvoir sur l’homme de science. Néanmoins, les freins humains à la gestion de l’Etat ne doivent-ils pas être considérés avec un esprit de rigueur scientifique jusque dans ses applications au domaine culturel? La circonspection est une qualité qui ne doit pas faire défaut aux plus hautes cellules de pouvoir. J’attire votre attention sur le fait que les supposées attitudes répondant aux dénonciations de l’opposition peuvent paraître comme essentiellement soutenues par une pensée bourgeoise, présomptueuse, obtuse, et dépassée parce que l’autocritique n’aurait pas été permise en temps et en heure et je m’interroge sur la façon dont ce problème de communication a pu être traité.
Je veux vous dire, Monsieur le Secrétaire Général, que les excuses ne sont pas l’apanage des faibles, mais qu’ils sont au contraire la force du cœur et de l’esprit.
En l’état actuel des choses, je considère la politique culturelle comme fatalement destinée à échouer au large d’un sens commun que nous devrions pourtant tous espérer. Elle ne fera que continuer à poursuivre une politique extrêmement partisane car pseudo-élitiste, malgré ses intentions, une politique qui s’exprime essentiellement sur les rails d’une volonté qui mise plus sur le réseau et le moindre effort que sur le sens de l’Homme, une politique plus basée sur les habitudes qui se fondent elles-mêmes plus sur l’esprit de copinage que de compétences, une politique renforcée de la fracture sociale, une politique du retour aux civilisations passées dont la nature peut expliquer les craintes de Monsieur le Député Letchimy dans ce malheureux épisode qui défraya la chronique d’un retour à la pensée unique.
Au cœur des ces turpitudes néanmoins je vois pointer une volonté latente de sursaut, de prise de conscience devant le fait qu’il convient de succéder à une politique utopique d’égalité des chances par une politique de meilleure répartition des chances. Cette reformulation ne serait-elle pas garante de la lucidité espérée? Tel est le réalisme en mouvement pour une transformation équitable. Aussi convient-il à mon sens d’insuffler de la pensée martiale dans nos systèmes éducatif, culturel et paramédical.
Il serait dommageable que votre intention de faire confiance aux parents ainsi qu’il est signifié dans les documents que vous m’avez fait parvenir, ne soit qu’une ébauche de la réponse à fournir à l’esprit de discorde qui fermente dans les salles de cours, les cours de récréation, les cinémas du samedi soir , les salles des fêtes, les loges, les foyers.
Proverbe chinois: « lorsque le gouvernement est vertueux, les familles sont heureuses »
Dès lors que l’on occupe une place de premier choix pour saisir une vue d’ensemble et définir une politique culturelle d‘Etat qui n‘abandonne personne, est-il encore possible de reporter sa responsabilité d’innovateur politique sur le peuple?
« Notre destin dépend de l’effort éducatif que nous saurons fournir pour permettre à chacun de donner le meilleur de lui-même » (revue de l‘UMP). Je pense que cela est aussi valable pour nos hommes de pouvoir : cet effort éducatif peut-il faire abstraction de l’objectif de M.Nicolas Sarkozy formulé en 2012, qui est l’excellence humaine? Cet effort éducatif peut-il faire abstraction de cet art de se ressaisir, de l’auto-conditionnement en provenance des Etats-Unis, qu’est la PNL?
Si en renonçant à l’adhésion au confort de réseau d’une analyse à la fois cloisonnée et tronquée, vous conviendrez, Monsieur le Secrétaire Général avec une majorité présidentielle que c’est en se fiant à une ouverture culturelle, à une authentique connaissance de l’Homme, que l’on peut réussir à produire des atmosphères constructives, je crois que l’harmonie pourra s’établir progressivement dans les classes, dans les familles et tout type de rassemblement en proie à l’hétérogénéité.
Donner le meilleur de soi-même, c’est ne pas gâcher la chance d’occuper un poste d’observateur privilégié dans la société et c’est aussi TEMOIGNER malgré les risques. Est-il souhaitable que le fait de s’en remettre essentiellement à la responsabilité des parents dans une société en pleine mutation économique et sociale puisse continuer à servir de borne artificielle au canal politique? Ainsi qu’il l’a été signifié en son temps à Monsieur le Premier Ministre actuel qui avait accusé bonne réception de cette observation (Etats Généraux de la Justice) les politiques sont les parents de la Nation, ils n’ont pas le droit de l’ignorer, l’accompagnement doit aussi être culturel et doit être signifié dans l’exemplarité des comportements au sommet de l‘Etat.
D’autre part il ne pourrait être considéré comme sérieux d’occulter totalement le problème du harcèlement scolaire qui s’exerce auprès des élèves les plus effacés, en toute impunité. Comment pourrais-je aujourd’hui, alors que des études sérieuses ont été publiées sur un sujet que j‘ai vécu personnellement, vous laisser occulter cet aspect de la question? Comment pourrais-je vous laisser poursuivre cette politique de l’abandon, aujourd’hui rachetée à la suffisance de ces spots qui rejettent la responsabilité, sans chercher à vous interpeller?
Par ailleurs les problèmes d’autoritarisme dans la cellule familiale ne méritent-ils pas autant de considération que les problèmes de laxisme?
Votre vision n’est pas fausse mais à mon sens grandement incomplète et cette inexactitude est telle qu’elle rend votre politique incompatible avec la devise sarkozyste fondamentale « il n’y a pas de fatalité ». La formule était bonne. Les intentions, quant à elles, peuvent-elles se permettre de continuer à sembler tantôt confuses, tantôt opaques?
2°) Malgré l’éveil de la Chine et l’omniprésence des pays asiatiques sur le marché économique mondial, la présentation que vous me faites de la façon dont on promeut la culture française montre à quel point on continue d’opposer la culture occidentale à la culture orientale et je ne puis m’empêcher de penser qu’il s’agirait là d’une erreur persistante et gravissime.
Il ne serait pas raisonnable d’oublier d’observer nos adversaires dans ce qu’ils ont à la fois de plus intime et de plus redoutable: la pensée martiale. De ce fait, dans une vision appropriée de la problématique française avec toutes les corrélations qu’elle présuppose dans le domaine culturel, il importe de prendre en considération les atouts incontestables que représentent cette pensée martiale, le talent supérieur du peuple asiatique. Ce serait une erreur de laisser penser en France que les atouts de ces peuples concurrents sur le marché de l’emploi résident essentiellement dans une culture du droit social déficiente alors que le simple fait de s’intéresser à leur approche de la médecine et de l’endurance nerveuse et mentale laisse apparaître des ressources humaines de masse supérieures aux nôtres. Notre devoir est d’encourager ici à l’imitation et à prendre les mesures de transformation culturelle qui s’imposent quant au véhicule éducatif de l’art martial. Il s’agirait ainsi d’apporter l’ébauche d’une solution générale et durable pour traiter le problème du suicide sur le lieu de travail.
Les arts martiaux se sont développés sous nos contrées jusqu’à ce jour de façon extrêmement tronquée, dans un esprit de compétition abusive qui délaisse bien souvent le devoir individuel de chacun à la prise en charge de soi-même. Bien des états généraux restent à organiser pour donner aux arts martiaux la reconnaissance qu‘ils méritent par leur aspect philosophique. Le chantier est certes vaste, mais aussi extrêmement précieux pour qui en aurait saisi la portée.
Face à l’antagonisme culturel il convient de prendre la juste position. Il s’agit là de ne pas tomber dans l’écueil d’un MODE DE REFLEXION ARCHAIQUE, qui demeurerait probant au sein de toute majorité présidentielle. Malgré cet écueil, des changements majeurs ont été effectués dans le mode de réflexion et de communication de la droite au plan départemental (la Sarthe) et laissent peut-être espérer une prise de conscience dans les cellules du pouvoir chargé d’agir au plan national.
Toujours est-il qu’aujourd’hui le marasme psychologique et culturel dans lequel notre pays a été plongé au cours de ces dernières années ne relève pas d‘une erreur mais d‘un manquement au devoir d’écoute au sein même de l’UMP, lié, et de façon certaine cette fois, à un manque de compétences.
En insistant de la sorte sur l’importance des acquis relevant des premières années de scolarité, vous présentez comme savoirs fondamentaux les arts libéraux, prisonniers d’une pensée spéculative qui en oublie d’être efficace, une pensée formatée qui a trébuché et perdu la raison puisque négligé son devoir de la vision d’ensemble. Nos meilleures chances d’insuffler de la stabilité à la construction économique du monde ne sont-elles pas ailleurs? Le manque de liant entre les actions culturelles et économiques peut rendre un travail contraire à sa vocation. Il suffit d’être piètre pédagogue pour susciter les divisions et travailler au final contre sa nation, quand on ne travaille pas tout simplement contre son camp, contre ses meilleurs atouts.
Tant que l’UMP ne reconnaîtra pas à sa tête qu’elle est prisonnière d’une logique de confrontation (les jeux de pression et d’absence de dialogue qui m’ont incité à quitter ce parti en 2006 en sont l’exemple parfait) elle ne sera pas disposée à mettre en place cette politique culturelle d’Etat.
La montée de la violence dans nos sociétés est manifeste et le caractère très limité de la réponse de nos forces de l’ordre ne peut être ignoré plus longtemps, quels que soient les supposés non-dits carriéristes. On ne peut pas raisonnablement appeler à la fois aux responsabilités du peuple et miser sur un Etat Providence aux endroits où il est le plus démuni. Cette indigence reste un euphémisme dès lors que l’on fait l’impasse sur cet esprit de compétition foncièrement déplacé quant à la « quête » financière qui, selon mes sources, serait confiée à nos forces de l’ordre. Une prime au résultat comptable qui prendrait ses aises au sein de cette institution « pivot » avec l‘esprit de vérité au bénéfice d‘un corporatisme complice avec la Justice serait catastrophique pour la cohésion sociale et imposerait à tout responsable authentique un devoir de dénonciation de la chose. Ce devoir moral n’est-il pas aujourd’hui négligé, pour ne pas dire rejeté?
En conséquence, la pertinence d’insuffler un nouvel élan en matière d’éducation martiale à notre société serait double (facteur de développement culturel-économique et social-politique).
Notre pays serait livré aux mains d’un sens majeur de l’irresponsabilité s’il devait continuer à ignorer que c’est en puisant dans l’inépuisable que l’on se donne les meilleurs chances de mobiliser les attentions, les intérêts, les renoncements, les espoirs, les responsabilités…au service d’un sens commun, en clair les ressources humaines qui demeurent le premier capital, tant d‘une entreprise que d‘une nation. Une exploitation combinée et massive des secteurs culturels et touristiques permettrait de cultiver pareil espoir en manifestant une volonté compréhensible par le peuple. Un tel accompagnement psychologique autour du numérique n‘est-il pas souhaitable?
En revanche, une exploitation combinée des préjugés et des ambitions personnelles dans les grands partis politiques n’autoriserait dangereusement le refus en bloc de pareille perspective et de nourrir le doute absolu, d’approfondir la crise du politique dans le cœur des électeurs lors des prochains suffrages.
Quoiqu’il arrive, si comme l’a affirmé le Président de la République en fin d’année dernière, c’est par la culture que nous nous en sortirons, c’est par une politique d’acculturation (qui confère une vision d’ensemble aux arts libéraux) que l’espoir sera redonné au peuple: réconcilier la réussite collective avec la réussite individuelle, bien sûr mais quoi d’autre? Notre pays a besoin d’une politique de la persévérance, du rêve et du risque partagés, un axe de communication digne d’une authentique politique de rassemblement qui dépasse largement ce si précieux principe de sincérité qui consiste à s’accorder avec plus grand que soi, une politique qui garderait toute conscience des dangers d‘une méritocratie autoproclamée. Ce type de méritocratie (auto-proclamée) ne serait rien de plus qu’ un voile posé sur les ferments de la tyrannie, un verrou installé sur l’effet d’une politique de suffisance, un projet aveugle car démuni de cap ultime.
Qu’est-ce que l’économique aujourd’hui sans le culturel, sinon un véhicule sans destination? Que pourrait bien représenter pareil type de réflexion, quoi d’autre qu’un bilan oublié de 1968 ?
La définition d’un tel axe de communication aurait pu, aurait peut-être dû même, surgir d’un débat correctement posé sur l’identité nationale dès lors que l’on eût accordé son attention à la dimension étatique et culturel plus qu’au caractère individuel et néanmoins passionné, surtout diviseur. L’identité nationale est un thème précieux dès lors qu’il consiste à considérer la France comme une personne avec des racines et des enjeux culturels.
Je veux vous dire, Monsieur le Secrétaire Général de l’UMP, que j’aurais aimé vous transmettre ces informations bien plus tôt, mais que la façon dont l’UMP a été dirigée à partir de 2005 en suivant son obsession de la victoire électorale n’a pas permis le climat de confiance qui m’était nécessaire et que les pressions que j’ai rencontrées à titre personnel ne m’ont pas permis de vous inviter plus tôt à partager cette vision des choses. Le manque d’accessibilité des hauts pontifes dans un parti créé le malentendu, l’à peu près et engendre l’échec. Croyez bien que je ne cherche pas ici à me plaindre, juste à rendre des comptes et à servir des valeurs, notamment l’ESPRIT politique de SYNTHESE, cette volonté de hauteur de vue qui assimile le fait que dans l’ordre naturel des choses, la dette est toujours morale avant d’être matérielle et que rien n’est fait pour la résorber à ce jour à partir de la (pour ne pas dire l’absence de) vision que vous avez bien voulu me présenter : les échanges avec l’UMP avant 2012 ont été pour ma part très infructueux sur le sujet.
Il serait bon que l’Etat Français parvienne à démontrer à ses citoyens qu’il sait voir l’arbre dans la graine, qu’il ne cherche pas à s’en débarrasser sous prétexte qu’elle n’offre pas l’étincelle immédiate de la culture Bling-Bling, que l’Elysée n’a pas cédé à la tentation de la société kleenex (je prends et je jette), au mal consumériste dans tous ses excès. Voir l’arbre dans la graine en dénonçant les dangereux corollaires de la finance ainsi que j’ai voulu le faire en 2005 (Que ma correspondance de l’époque avec l‘Elysée en témoigne) est une nécessité.
Il essentiel que la France ne donne pas l’image à l’étranger d’une armée de hauts techniciens sans général, sans vision globale d’ensemble, qu’elle se donne les moyens de faire jouer des qualités humaines authentiques pour superviser le travail de fond et lui donner sa dynamique populaire.
L’harmonie sociétale ne peut se fonder s’il n’y a pas en vue au dessus des masses populaires un discours juste et éclairé qui signifie le sens de l’Etat par delà les suffisances, dans ce qu’il a de plus culturel, de plus cohérent et d’universel.
Il ne serait pas souhaitable pour notre pays que le pouvoir cherche à dissimuler autant au peuple qu’à lui-même son manquement au devoir culturel ainsi qu’au prospectivisme économique et social qui en découle.
Je vous remercie de toute l’attention que vous aurez bien voulu accorder à ces réflexions présentées dans le souci intègre de favoriser l’harmonisation des rapports humains dans notre société nationale et au-delà. Attentif aux valeureux messages portés en leur temps par le Président Chirac, je crois que continuer à réfléchir est fructueux pour qui sait s’extraire du jeu des influences partisanes et vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire Général de l‘UMP, à l’expression de ma très distinguée considération.
Avec tous mes voeux de force éclairée
au service de tous nos concitoyens….
DB
Copie adressé à :
M.François Fillon , Premier Ministre, Hôtel de Matignon
M.Nicolas Sarkozy, Président de la République, Palais de l’Elysée
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