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Ils disent que tout le mal vient du coût du travail. Leurs
prédécesseurs ne disaient pas autre chose. Ils disent que les salaires
des Français sont trop élevés ! C’est ce que disaient aussi leurs
prédécesseurs. Ils disent qu’il n’y a pas d’autre politique possible que
leur politique, qui ne marche pas. C’est une absurdité, c’est un
mensonge, et pourtant ils disent la vérité comme ceux qui étaient là
avant eux.
Car il est malheureusement exact qu’il n’y a pas
d’autre politique possible dès l’instant que ceux qui ont la charge de
la France la soumettent aux directives de la Commission de Bruxelles,
aux diktats de la Banque centrale de Francfort, aux exigences de
l’Allemagne. Quelle marge de manœuvre nos gouvernants pourraient-ils dès
lors qu’ils ne maîtrisent pas leur budget, qu’ils ne contrôlent pas la
monnaie, qu’ils ne protègent pas nos frontières ?
La
responsabilité de l’actuel président de la République est
particulièrement engagée. Candidat, il avait promis la relance, la
croissance, la justice sociale, la renégociation du dernier traité
européen. Elu, il nous a apporté l’aggravation du chômage, la
régression, la récession. Que dirait-on d’un concessionnaire
d’automobiles qui nous a vendu une voiture neuve et qui nous livrerait
une guimbarde hors d’usage ?
Adepte fraîchement converti de la
Macron-économie, François Hollande mène une politique d’austérité. Ce
n’est pas sur cette ligne qu’il a été élu. Il n’en a pas reçu le mandat.
Quand on n’a le soutien que de 17% des Français et qu’on prétend leur
imposer un tournant politique, on est dans l’abus de pouvoir, on est
dans l’illégitimité.
La moindre probité exige que le président,
puisqu’il est décidé à trahir les espoirs qu’il avait fait naître,
sollicite l’aval des électeurs. Le moment est venu, au point où nous en
sommes, de rendre la parole au peuple.
Dominique Jamet Vice-président de Debout la République
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